France : Algériens sous OQTF, les expulsions reprennent
Les expulsions d’Algériens sous OQTF reprennent après la délivrance de laissez-passer par l’ambassade d'Algérie à Paris © Ambassade d'Algérie à Paris (site officiel) - Algérie Zoom
Après une longue période de blocage administratif et diplomatique, les renvois de ressortissants algériens sous OQTF depuis la France connaissent une reprise progressive. Alger a récemment délivré plusieurs dizaines de laissez-passer consulaires, un document indispensable pour exécuter ces décisions d’éloignement.
Une reprise après près d’un an d’interruption
Depuis le printemps 2025, les expulsions vers l’Algérie étaient quasiment à l’arrêt. En France, les autorités se heurtaient à l’absence de délivrance des laissez-passer consulaires, bloquant de fait l’exécution des OQTF visant des ressortissants algériens. Résultat : une large partie des procédures est restée en suspens, y compris celles concernant des profils jugés prioritaires. Une situation confirmée par des informations relayées notamment par Franceinfo.
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Le contexte a changé avec la reprise du dialogue entre Paris et Alger. Le nouveau ministre de l’Intérieur a relancé les échanges et s’est rendu en Algérie en février 2026. Depuis cette étape, la coopération consulaire a repris, avec la délivrance de plusieurs dizaines de documents permettant les reconduites.
France : premiers renvois d’Algériens sous OQTF
Les effets se sont rapidement matérialisés. Jeudi dernier, sept ressortissants algériens ont été renvoyés vers leur pays d’origine, tous visés par une OQTF pour des faits graves, selon les autorités françaises.
Ces opérations restent ciblées. Paris concentre ses efforts sur les profils jugés prioritaires dans les procédures d’éloignement. Dans les services de l’État, on évoque une reprise encore limitée mais concrète.
Une reprise mesurée mais suivie de près
Du côté du ministère de l’Intérieur, l’entourage du ministre parle de premiers résultats, sans emphase. La prudence domine, dans un dossier où chaque avancée reste sensible politiquement et diplomatiquement.
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Pour certains observateurs, la reprise des expulsions constitue un signal de réactivation des échanges administratifs entre les deux pays. Une dynamique encore fragile, mais qui marque un changement de rythme après plusieurs mois d’arrêt.
