Titre de séjour en France : niveaux de français exigés en 2026 pour les Algériens
Des travailleurs installés en France depuis des années sont visés par ce durcissement, alerte un avocat - Algérie Zoom
Décrocher un titre de séjour en France exige désormais des niveaux de français plus élevés, une réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Une évolution qui interroge de nombreux étrangers installés en France depuis longtemps, parmi lesquels des ressortissants algériens.
Quels niveaux de français sont désormais liés au titre de séjour ?
Sur sa chaîne TikTok, Maître Soufiane El Moutaoukil (Maître ELMK), avocat inscrit au barreau de Paris, détaille les nouveaux seuils désormais requis. Selon lui, pour obtenir une carte de séjour annuelle, il faut désormais justifier du niveau A2, pour une carte de résidence de 10 ans, du niveau B1 minimum, et pour demander la nationalité française, du niveau B2.
À lire aussi | Titre de séjour salarié en France : les 7 conditions à remplir selon une avocate
L’avocat reconnaît que la demande d’un effort d’intégration peut sembler légitime sur le papier, mais il invite à regarder la réalité de certains profils.
Quels niveaux de français sont désormais liés au titre de séjour ?
C’est la question que pose Maître ELMK dans sa vidéo. Il cite plusieurs situations concrètes : « Pensez à un travailleur arrivé en France à 55 ans ou 60 ans », lance-t-il, avant d’évoquer le cas de personnes jamais scolarisées : « Pensez à une personne qui n’a jamais été scolarisée dans son pays d’origine et qui ne sait donc ni lire ni écrire. » Il mentionne également « quelqu’un qui travaille depuis des années mais qui rencontre des vraies difficultés avec l’écrit ».
Les conséquences pointées par l’avocat
Pour l’avocat, si une personne n’atteint pas le niveau demandé, la conséquence peut être lourde : « Pas seulement un examen raté, mais potentiellement un refus de renouvellement de titre de séjour », affirme-t-il dans sa vidéo. Ne pas atteindre les niveaux de français désormais requis peut donc compromettre l’obtention du titre de séjour convoité, selon les termes employés par l’avocat.
La question des dispenses de diplôme
Un point fait débat selon Maître ELMK : une personne titulaire d’un diplôme français de niveau suffisant peut être dispensée du test de langue. En revanche, un étranger disposant d’un diplôme universitaire obtenu dans son pays d’origine, même reconnu par une procédure de comparabilité, n’en bénéficie pas forcément. « Résultat, certains étrangers très diplômés doivent quand même passer des tests linguistiques », résume l’avocat.
La question posée par l’avocat
Maître ELMK conclut sa vidéo par une interrogation qu’il adresse à ses abonnés : « Est-ce qu’un défaut de niveau de langue doit pouvoir faire perdre un droit au séjour à une personne qui vit en France depuis des années, voire des décennies ? »
À lire aussi | Titre de séjour : l’attestation de dépôt ne suffit plus face aux contrôles à Paris
Cette question résume l’enjeu soulevé par l’avocat autour du relèvement des niveaux de français et de ses conséquences potentielles pour certains étrangers installés en France.
