Algérie : 1re exportation d’habits pour enfants vers la Mauritanie

0
Algérie exportation habits enfants

Première expédition textile algérienne vers la Mauritanie, un test grandeur nature pour la filière habillement © Ministère du Commerce extérieur - Algérie Zoom

L’image est simple, presque banale. Des portants de vêtements, des stands alignés, des responsables qui circulent. Et pourtant, derrière cette scène, un pas concret vient d’être franchi. Ce 26 février 2026, depuis Mostaganem, l’Algérie a officiellement lancé sa première opération d’exportation d’habits pour enfants vers la Mauritanie, un signal discret mais clair envoyé au secteur textile national.

Un salon, un point de départ très concret

C’est à Mostaganem, au centre commercial AZ, que le coup d’envoi a été donné. Le Salon national du textile et de l’habillement, inauguré en présence du ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a servi de cadre à cette annonce.

Sur place, plus de 70 opérateurs économiques venus de plusieurs wilayas. Pas uniquement des vitrines, mais des producteurs, des transformateurs, des acteurs de terrain. Le salon, cette fois, ne s’est pas concentré sur un segment précis. Toute la chaîne textile était représentée, de la confection aux marques, avec un objectif assumé : montrer que la filière est désormais structurée, et surtout capable de livrer à l’extérieur.

À lire aussi | Prix du meilleur exportateur 2025 en Algérie : qui sont les 5 lauréats

La première expédition concerne donc l’habillement enfant, les vêtements sont produits par le groupement industriel du textile de Ghardaïa. Destination de ces habits pour enfants fabriqués en Algérie et destinés à l’exportation : la Mauritanie. Une opération appelée à en précéder d’autres, selon les indications communiquées lors de l’événement.

Textile algérien : production locale et marques internationales

Au fil des échanges, un chiffre a circulé. Aujourd’hui, 27 marques internationales sont fabriquées localement dans différentes régions du pays. Une donnée mise en avant par les responsables du secteur, qui y voient le résultat direct de l’orientation économique nationale, impulsée sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune.

L’idée, en clair : produire sur place, réduire la dépendance aux importations et sécuriser le marché local avec des articles conçus et fabriqués en Algérie. Les vêtements exposés lors du salon sont présentés comme 100 % locaux, avec un niveau de qualité jugé comparable à celui des produits importés. Sur les stands, les visiteurs touchent les tissus, comparent, posent des questions. Rien de spectaculaire, mais un ressenti qui compte.

Exportations : suivi, contrats et accompagnement

Cette dynamique ne s’arrête pas à Mostaganem. À Alger, quelques jours plus tôt, Kamel Rezig a réuni plusieurs exportateurs ayant décroché des contrats lors de foires internationales. L’objectif : faire le point, écouter les contraintes, notamment logistiques et réglementaires, et assurer un suivi réel des engagements signés à l’étranger.

Le ministère insiste sur l’accompagnement des opérateurs, dans une logique de diversification économique et de renforcement des exportations hors hydrocarbures. Les foires internationales sont désormais vues comme des outils concrets d’ouverture de marchés, pas comme de simples rendez-vous protocolaires. Un programme de participation à ces événements est d’ailleurs en préparation pour l’année en cours.

À lire aussi | Exportations algériennes : 5 produits clés prêts à conquérir Oman

Sur le terrain, l’exportation d’habits pour enfants d’Algérie vers la Mauritanie fait figure de test grandeur nature. Un premier pas, mesuré, mais observé de près. Difficile de ne pas y voir un signal pour une filière longtemps cantonnée au marché local, et qui commence, doucement, à regarder au-delà des frontières.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *