Algérie : entre 4 000 et 10 000 DA pour 5 infractions routières fréquentes

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Infractions routières

Réforme du code de la route : amendes de 4 000 à 10 000 DA pour cinq infractions courantes - Algérie Zoom

Le Parlement algérien a approuvé ce lundi 9 mars les amendements contestés du Code de la route. Le texte, discuté ces dernières semaines entre les deux chambres, modifie la manière dont les infractions routières sont sanctionnées.

L’objectif est en fait double. Alléger certaines amendes du quotidien tout en renforçant la réponse face aux comportements jugés les plus dangereux.

La nouvelle architecture repose désormais sur quatre niveaux d’infractions, avec des montants qui peuvent atteindre 10 000 dinars selon la gravité du manquement constaté.

Sur le terrain, plusieurs infractions courantes sont directement concernées.

Cinq infractions routières courantes désormais encadrées par les nouveaux montants

Dans le détail, la réforme classe les infractions en plusieurs catégories, chacune associée à un montant précis. Certaines situations bien connues des conducteurs se retrouvent clairement identifiées.

1. Non-port de la ceinture de sécurité
Le texte prévoit une sanction située dans le troisième niveau d’infraction. Pour le conducteur, l’amende peut atteindre 6 000 dinars. La mesure vise à rappeler l’obligation de sécurité, notamment sur les trajets urbains où ce geste reste parfois négligé.

2. Excès de vitesse limité
Lorsque le dépassement de la vitesse autorisée reste compris entre 10 et 20 %, la sanction entre également dans la catégorie intermédiaire. Là encore, le montant tourne autour de 6 000 dinars.

3. Non-respect d’un stop ou d’une priorité
Ces situations figurent dans le niveau le plus élevé. Les conducteurs pris en faute peuvent écoper d’une amende allant jusqu’à 10 000 dinars, un signal clair envoyé sur les règles fondamentales de circulation.

4. Dépassement d’une ligne continue
Cette infraction, fréquente sur certains axes routiers, fait partie du deuxième niveau. L’amende prévue s’établit autour de 4 000 dinars.

5. Stationnement irrégulier
Le stationnement en dehors des zones autorisées ou dans des endroits gênant la circulation reste également sanctionné. Là encore, la pénalité relève du deuxième degré, avec un montant similaire.

Autrement dit, cinq infractions très répandues peuvent désormais entraîner des amendes comprises entre 4 000 et 10 000 dinars, selon la classification retenue dans le nouveau dispositif.

Une nouvelle grille pour simplifier la lecture des infractions

Le texte introduit une organisation plus lisible du système de sanctions. Les infractions routières sont regroupées en quatre degrés, chacun correspondant à un niveau de gravité.

Le premier degré concerne surtout les obligations administratives ou les manquements mineurs. On y trouve par exemple des questions liées aux documents du véhicule ou à certains équipements.

Le deuxième niveau touche des comportements qui perturbent la circulation. Dépasser une ligne continue ou stationner de manière irrégulière entre dans cette catégorie.

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Le troisième degré vise des situations présentant un risque plus important, comme certains excès de vitesse ou le non-respect d’équipements de sécurité.

Enfin, le quatrième niveau concerne les règles fondamentales de conduite, notamment les priorités ou la signalisation obligatoire.

Dans le même mouvement, le projet prévoit aussi une meilleure transmission des procès-verbaux, qui pourront être envoyés par voie électronique ou par support papier aux autorités compétentes.

Sécurité routière : des sanctions plus strictes pour les cas graves

Si certaines amendes deviennent plus modérées pour les infractions mineures, le texte insiste en parallèle sur la responsabilité des conducteurs dans les situations les plus sensibles.

Le projet prévoit notamment l’annulation du permis pendant la période probatoire en cas d’accident mortel, avec une interdiction de repasser l’examen pendant une période pouvant aller jusqu’à dix-huit mois.

Autre point notable : lorsqu’une infraction est commise sous l’influence d’alcool, de drogues ou d’autres substances, les circonstances atténuantes ne s’appliquent plus.

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Dans les faits, cette réforme tente d’instaurer un équilibre. Moins de pression financière pour les manquements mineurs… mais une fermeté accrue dès que la sécurité des usagers de la route est en jeu.

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