Algérie : remaniement ministériel pour réorganiser les Hydrocarbures et les Mines
Tebboune restructure les secteurs stratégiques avec un remaniement ministériel ciblé sur Hydrocarbures et Mines - Algérie Zoom
Le sommet de l’exécutif a tranché. Jeudi, le président Abdelmadjid Tebboune a procédé à un remaniement ministériel ciblé, recentré sur deux secteurs stratégiques : les hydrocarbures et les mines. L’objectif est clair, même si rien n’est officiellement formulé ainsi. D’un côté, sécuriser la gestion énergétique. De l’autre, donner un nouvel élan à l’exploitation minière, qui prend progressivement plus de place dans l’agenda économique.
Dans la nouvelle configuration, Mohamed Arkab est promu ministre d’État, chargé exclusivement des Hydrocarbures. Le périmètre est resserré. Plus de mines dans l’intitulé, uniquement l’énergie fossile. En parallèle, Mourad Hanifi hérite d’un département autonome consacré aux Mines et aux Industries minières. Une séparation nette, qui modifie la lecture institutionnelle du secteur.
Remaniement ministériel en Algérie : nouvelle architecture administrative
Ce découpage annoncé dans un communiqué officiel n’est pas anodin. Jusqu’ici, les deux domaines cohabitaient dans un même ministère. Désormais, chacun avance avec son propre pilotage. Sur le papier, la démarche vise à clarifier la gouvernance et accélérer les décisions opérationnelles.
Dans ce dispositif, Karima Bakir Tafer change de positionnement tout en restant au cœur du dossier. Elle devient secrétaire d’État auprès du ministre des Mines et des Industries minières. Une continuité technique, en quelque sorte. Les dossiers ne repartent pas de zéro.
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Mourad Hanifi, ingénieur d’État en géologie minière, connaît déjà les rouages du secteur. Il a dirigé la direction générale des Mines et présidé l’Agence nationale des activités minières. Un parcours technique, avec une expérience administrative. Sur ce point, le choix semble cohérent avec la volonté d’accélérer les projets.
Des projets miniers qui montent en puissance
La réorganisation intervient alors que plusieurs chantiers prennent forme. Le gisement de fer de Gara Djebilet reste l’un des dossiers les plus suivis, avec des réserves estimées à 3,5 milliards de tonnes. À cela s’ajoute l’exploitation du zinc et du plomb à Oued Amizour, dont les ressources sont évaluées à 53 millions de tonnes.
Autre projet structurant, le programme intégré de phosphate à Tébessa. Les autorités misent sur ce dossier pour renforcer la production d’engrais et développer l’exportation. Sur le terrain, ces initiatives avancent à des rythmes différents. Mais elles exigent toutes un suivi administratif soutenu.
Cap sur une gestion sectorielle distincte
Le remaniement ministériel décidé par le président Tebboune prolonge les ajustements engagés ces dernières années. Déjà, en 2025, l’organisation ministérielle avait évolué. Cette fois, la séparation est plus franche. Les hydrocarbures conservent leur structure dédiée, tandis que les mines gagnent une autonomie administrative.
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Difficile de ne pas y voir une volonté de mettre davantage l’accent sur la valorisation des ressources minières. Le secteur attire de plus en plus l’attention, notamment avec les grands gisements identifiés. La nouvelle configuration doit permettre une gestion plus directe, plus spécialisée.
