Algérie : Tala Hamza, future 7e mine de zinc au monde
Le projet de Tala Hamza marque une étape décisive pour l’Algérie, qui ambitionne de devenir un acteur majeur du marché mondial du zinc © Pixabay - Algérie Zoom
En Algérie, la mine de Tala Hamza, dans la wilaya de Béjaïa, s’annonce déjà comme l’un des grands pôles mondiaux du zinc, avant même d’avoir atteint sa pleine vitesse. Une montée en puissance qui repositionne l’Algérie sur la carte minière internationale.
Les chiffres donnent le ton. Selon un rapport de la plateforme spécialisée Attaqa, la mine de Tala Hamza devrait produire jusqu’à 170 000 tonnes de zinc par an.
Ce volume la placerait directement à la 7e place mondiale. Un classement dominé par des géants comme Rampura Agucha en Inde ou Red Dog aux États-Unis, mais où l’Algérie s’invite désormais sans transition.
Dans cette liste, la mine de Tala Hamza se situe au niveau de certaines mines européennes majeures. Une performance notable, surtout pour un projet encore en phase de montée en régime.
Mine de Tala Hamza : des réserves parmi les plus importantes
Le potentiel du site ne repose pas uniquement sur la production annuelle. Les réserves impressionnent aussi.
Toujours selon Attaqa, le gisement atteint environ 54 millions de tonnes, dont 34 millions exploitables. La composition reste dominée par le zinc (78 %), complété par le plomb (22 %).
Sur le terrain, cela représente une superficie de 23,4 hectares. Un espace concentré, mais riche. Suffisamment pour placer l’Algérie parmi les trois premiers pays au monde en termes de réserves de zinc.
Un projet structurant pour l’économie
Le lancement officiel remonte au 17 mars dernier. Derrière ce chantier, une orientation claire : réduire la dépendance aux hydrocarbures. En effet, le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification. Le secteur minier reprend de la place, doucement mais sûrement.
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Sur le plan industriel, le partenariat associe Sonarem à la société australienne Terramin. L’investissement global atteint 471 millions de dollars, dont 400 millions dès le départ. Les projections évoquent des revenus annuels autour de 60 millions de dollars.
Mine de Tala Hamza : une montée en puissance rapide
Les données de la plateforme Attaqa attirent l’attention sur un point précis. Tala Hamza figure déjà parmi les grands projets mondiaux, sans avoir atteint sa capacité maximale.
Dans le secteur minier, ce type de progression reste rare. Habituellement, les projets passent par des phases longues, parfois incertaines. Ici, l’Algérie entre directement dans le cercle des grands producteurs. Sans détour.
Le zinc, métal clé de la transition énergétique
Si ce projet attire autant d’intérêt, ce n’est pas un hasard. Le zinc occupe aujourd’hui une place centrale dans l’industrie. Environ 60 % de la production mondiale sert à protéger l’acier contre la corrosion. Mais l’usage évolue.
Panneaux solaires, éoliennes, systèmes de stockage d’énergie… la demande explose. Aujourd’hui, plus de 377 mines de zinc fonctionnent dans le monde. La concurrence reste forte.
Mais la mine de Tala Hamza se distingue déjà comme un projet à suivre. Son potentiel, sa capacité, et son timing jouent en sa faveur. Sur place, le chantier avance. Les attentes aussi.
La mine n’a pas encore livré tout ce qu’elle promet. Pourtant, elle pèse déjà dans les projections et peut-être, bientôt, dans les équilibres du marché mondial.
