Algérie : un réseau du marché noir des devises démantelé, saisie record de 500 000 €

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La police a mis fin à une activité discrète mais bien rodée. À Batna, dans l’est de l’Algérie, une opération ciblée a permis de démanteler un réseau actif sur le marché noir des devises, avec à la clé des saisies particulièrement importantes. Sur le terrain, les enquêteurs ont découvert des montants conséquents, mêlant euros, dinars et métaux précieux. Une affaire qui illustre, une fois de plus, les ramifications économiques de ce type d’activité parallèle.

Une opération ciblée de la BRI à Batna

Tout est parti d’investigations menées par la Brigade de recherche et d’intervention. Les policiers ont identifié trois individus soupçonnés d’orchestrer des transactions en dehors des circuits bancaires officiels. Les interpellations ont suivi rapidement.

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Selon les éléments communiqués, les suspects auraient structuré un réseau de change informel, avec achat et revente de devises à grande échelle. Une mécanique discrète, mais rentable. Les gains auraient ensuite été réinjectés dans différents secteurs, notamment l’immobilier et l’acquisition de véhicules, importés ou assemblés localement. Difficile de ne pas y voir une organisation installée sur la durée.

Une saisie record sur le marché noir des devises en Algérie : euros, dinars et métaux précieux

Les perquisitions ont donné lieu à une saisie impressionnante de 500 000 euros, auxquels s’ajoutent d’autres monnaies étrangères. Les policiers ont également récupéré plus de 16 millions de dinars algériens, confirmant l’ampleur des flux financiers manipulés.

Mais ce n’est pas tout. Sur place, les enquêteurs ont mis la main sur 3 kilogrammes d’or, 8 kilogrammes d’argent, ainsi que 14 véhicules de différentes marques. Trois armes à feu figurent aussi parmi les objets saisis. Un inventaire qui en dit long sur le volume d’activité et sur la diversification des investissements opérés par les mis en cause.

Marché parallèle et circuits financiers informels

Cette affaire met en lumière les liens entre change informel et opérations de blanchiment, un phénomène régulièrement évoqué par les services de sécurité. L’achat et la vente de devises en dehors du réseau bancaire restent interdits par la réglementation en vigueur. Pourtant, sur le terrain, ces transactions persistent, portées par la demande et par l’écart entre les différents marchés.

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À Batna, l’intervention de la police vient rappeler que ces circuits peuvent générer des flux importants et alimenter des investissements variés. Les trois suspects devront désormais répondre des accusations retenues contre eux. L’enquête, elle, pourrait encore révéler d’autres ramifications.

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