Un Algérien fait souffrir un chat dans une vidéo choquante : que dit la loi à ce propos ?
Les internautes ont relayé avec émoi et indignation une scène insoutenable, lors de laquelle un jeune Algérien mordait de toutes ses forces et tordait violemment un chat, hurlant terriblement de douleur infligée gratuitement.
Positionnée derrière le comptoir, la personne qui filme en riant l’horrible séance de sévices imposée au chat, dont les pâtes étaient immobilisées par la poignée ferme du malfaiteur qui a choqué le Web algérien, semble être le propriétaire du magasin de fruits et légumes où l’événement sordide a eu lieu.
C’était en plein jour et il y avait visiblement d’autres clients qui assistaient, passifs, à l’acte de maltraitance animale au milieu des cris déchirants du petit félin tombé dans de mauvaises mains. On voit alors le « monstre humain », comme le désignent beaucoup de commentateurs, prendre un plaisir morbide à infliger une douleur atroce à la pauvre bête. Une bande son comique accompagne la vidéo qui est tout sauf drôle.
Les avis sur le Net algérien condamnent non seulement l’auteur de la maltraitance, mais également l’individu qui filmait avec amusement, ainsi que toute autre personne présente et qui n’est pas intervenue pour délivrer le chat souffrant, impuissant, dans l’indifférence générale.
Il y a certaines informations qui indiquent que finalement le chat a succombé par asphyxie entre les mains de son malfaiteur, mais on ne peut le confirmer ou l’infirmer, car la vidéo que nous avons pu visionner finit à la 47e seconde sans laisser d’indice clair sur le sort final de l’animal.
On ne sait pas aussi le lieu exact de la vidéo du chat traité cruellement par le jeune algérien face à la caméra, bien que certains commentateurs placent l’endroit quelque part en Kabylie. Cela aussi, nous ne sommes pas parvenus à le vérifier.
« Une loi archaïque qui ne peut jouer son rôle de dissuasion », selon des internautes outrés
Que dit maintenant la législation algérienne concernant les actes de maltraitance animale ?
En fait, la loi 82-04 du Code pénal algérien, datant du 13 février 1982, stipule que « sont punis d’une amende de 100 à 500 DA et peuvent l’être, en outre, de l’emprisonnement pendant dix jours au plus, ceux qui exercent sans nécessité, publiquement ou non, de mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité ».
On remarque tout de suite que le montant de l’amende est dérisoire pour notre époque. Il convenait peut-être aux années 80, mais pour les temps présents, il ne peut en aucun cas exercer la moindre dissuasion.
C’est pour cela que beaucoup d’avis appellent à la révision de la réglementation, pour constituer un véritable rempart pour les animaux exposés à la cruauté de certains humains sans foi ni loi. La durée de la peine de prison d’une dizaine de jours maximum est également perçue comme très peu dissuasive.
« En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut ordonner la remise de l’animal à une œuvre de protection des animaux reconnue d’utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer », ajoute le même article de loi.
Un Algérien maltraite un chat pour le plaisir : « Stop à l’impunité ! »
Par ailleurs, dans le cas précis de l’Algérien qui a maltraité de façon répugnante le chat paru dans la vidéo circulant sur les réseaux sociaux depuis le weekend dernier, beaucoup s’étonnent que les forces de l’ordre ne l’auraient pas encore arrêté pour le présenter aux autorités judiciaires, afin qu’on le juge selon la législation en vigueur.
Des commentateurs ont même tagué la page Facebook officielle de la police algérienne dans un geste citoyen responsable, à des fins de signalement. D’autres appellent les associations de protection des animaux en Algérie à déposer plainte contre le malfaiteur algérien qui a malmené sauvagement le chat pris dans son piège.
Celui qui a filmé la séquence devrait aussi rendre des comptes pour complicité, réclament les internautes frappés par le choc de la scène et le comportement lamentable des protagonistes.
Les médias sociaux regorgent de vidéos émouvantes montrant des interventions héroïques de la Protection civile algérienne sauvant des chats, des chiens, des chevaux…, etc, tandis que l’incident du chat maltraité par l’Algérien qu’on voit dans l’enregistrement vidéo est du ressort de la police judiciaire et de la justice.
L’opinion publique algérienne a évolué avec les mœurs et la prise de conscience relative à la condition animale, que l’on parle des animaux domestiques – d’élevage comme de compagnie – ou de ceux sauvages. La société est plus sensible à la souffrance des différentes espèces qui vivent avec nous.
Par conséquent, il paraît indispensable que les textes juridiques suivent l’évolution sociale à ce niveau-là, mais également les dispositifs de protection publics et privés.
La cruauté envers les animaux, un indicateur de la personnalité antisociale
Par ailleurs, les données de la science actuelle renseignent que la cruauté envers les animaux représente l’une des principales caractéristiques de la personnalité psychopathique et sociopathique. L’acte commis par l’Algérien dans la vidéo accessible par ici devrait servir d’alerte sur une éventuelle agression contre des humains.
Idéalement, ce type de personnes, une fois repérées, doivent passer sous surveillance dans le cadre d’une démarche préventive, recommandent les criminologues en plus des professionnels de santé mentale.
