Banque d’Algérie : Mohamed Lamine Lebbou installé gouverneur
Installation de Mohamed Lamine Lebbou à la Banque d’Algérie, cap sur stabilité et réformes économiques - Algérie Zoom
La Banque d’Algérie entame une nouvelle séquence. Ce mercredi 25 février 2026, Mohamed Lamine Lebbou a été officiellement installé dans ses fonctions de gouverneur, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La scène se déroule au siège même de l’institution monétaire, à Alger. Un cadre solennel, sans excès. Autour de la table, le ministre des Finances Abdelkrim Boualzzard, des hauts responsables, des cadres de la banque centrale. Rien de spectaculaire. Mais un moment clé, tout de même.
Car derrière le protocole, l’enjeu est clair : stabilité financière, crédibilité du système bancaire, et accompagnement des réformes économiques engagées.
Prise de fonctions de Mohamed Lamine Lebbou
Le message transmis lors de la cérémonie était précis. Le Premier ministre a salué la confiance accordée à Mohamed Lamine Lebbou et rappelé l’ampleur des responsabilités qui l’attendent.
Renforcer la solidité financière du pays. Consolider les règles de gouvernance. Veiller à la transparence. Des mots qui prennent une autre dimension dans un contexte marqué par des projets économiques d’envergure et une volonté affichée de modernisation.
Le rôle de la banque centrale ne se limite plus à la régulation monétaire classique. Elle est appelée à accompagner la dynamique économique, à sécuriser les circuits financiers, à créer un climat de confiance durable, notamment pour le secteur bancaire.
À lire aussi | Allocation touristique : la Banque d’Algérie publie un message
Le Premier ministre a insisté sur un point : la coordination permanente entre les acteurs économiques et financiers. Sans cela, les réformes risquent de rester théoriques. En clair, la banque centrale est appelée à jouer collectif, à dialoguer, à ajuster. Une approche pragmatique, loin des discours figés.
Banque d’Algérie : gouvernance, coordination et soutien à la croissance
Dans son intervention, Sifi Ghrieb a également mis l’accent sur l’esprit d’équipe. Un détail ? Pas vraiment. Le fonctionnement du système financier repose autant sur les règles que sur la capacité des institutions à travailler ensemble.
L’objectif affiché est double : améliorer la performance globale du système financier et renforcer sa contribution à la croissance nationale. Cela passe par une meilleure circulation de l’information, une coordination étroite avec les pouvoirs publics et une adaptation continue aux évolutions régionales et internationales.
La Banque d’Algérie, dans ce schéma, apparaît comme un pivot. Un rôle discret, mais stratégique. Et désormais, sous la responsabilité de Mohamed Lamine Lebbou.
Réunion du gouvernement : des dossiers structurants en arrière-plan
Cette installation intervient le même jour qu’une réunion du gouvernement présidée par le Premier ministre. Une coïncidence de calendrier, mais aussi un éclairage utile sur le contexte général.
Plusieurs dossiers ont été examinés. D’abord, un projet de décret sur l’agrément et le contrôle des établissements privés d’éducation, destiné à corriger des dysfonctionnements constatés sur le terrain. Un nouveau cahier des charges est prévu, avec des exigences plus claires, alignées sur la carte scolaire et les programmes nationaux.
Autre point abordé : l’état d’avancement des préparatifs du pèlerinage 1447H/2026. Hébergement, transport, encadrement sanitaire, numérisation des démarches via le portail algérien du pèlerinage, paiement électronique… On a mis l’accent sur la coordination entre secteurs pour garantir une organisation fluide.
Le gouvernement a également examiné la feuille de route 2026-2028 de la formation et de l’enseignement professionnels. Une réforme présentée comme un levier pour l’emploi et l’adéquation entre formation et besoins du marché du travail.
À lire aussi | Banque d’Algérie : le cash réautorisé après le départ du gouverneur
Enfin, un point a été fait sur l’extension du port d’Annaba, intégrée au grand projet du phosphate. Un chantier structurant, suivi de près.
Autant de dossiers qui dessinent un environnement économique en recomposition. Dans ce paysage, la Banque d’Algérie, sous la conduite de Mohamed Lamine Lebbou, est appelée quant à elle à jouer un rôle d’équilibriste. Solide et décisif.
