CAN 2025 : pourquoi Abdelli remplace Aouar en équipe d’Algérie
Himad Abdelli appelé en renfort pour la CAN 2025 après le forfait de Houssem Aouar - Algérie Zoom © FAF
La Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé, ce vendredi dans un communiqué officiel, la convocation de Himad Abdelli pour remplacer Houssem Aouar à la CAN 2025.
Touché physiquement à quelques jours du coup d’envoi, d’Al-Ittihad Djeddah quitte le stage des Verts. La FAF a tranché vite. Pour remplacer Houssem Aouar à la CAN 2025, Vladimir Petkovic a misé sur Himad Abdelli.
La nouvelle est tombée sans détours, ce vendredi 19 décembre 2025. Houssem Aouar ne poursuivra pas l’aventure. Des examens médicaux réalisés dans la soirée ont confirmé une blessure jugée incompatible avec la suite de la préparation. Pas de détails, pas de durée annoncée. Juste un constat : le joueur formé à l’Olympique Lyonnais n’était pas apte.
Dans l’urgence, le sélectionneur devait agir. Et vite. À quelques heures du départ vers le Maroc, Vladimir Petkovic a activé une option déjà connue du staff : Himad Abdelli pour remplacer Houssem Aouar.
Abdelli remplace Aouar : un choix dicté par le contexte
Abdelli n’arrive pas par hasard. Le milieu d’Angers sort d’une période pleine en Ligue 1 française, avec du temps de jeu, du rythme et surtout une disponibilité immédiate. Dans une préparation déjà écourtée, ce paramètre compte. Beaucoup.
Le staff cherchait un profil capable d’entrer rapidement dans le moule, sans bouleverser les équilibres. Abdelli coche plusieurs cases : volume de course, discipline tactique, simplicité dans le jeu. Pas un créateur pur comme Aouar, mais un joueur de liant, capable de tenir un couloir intérieur ou d’épauler le double pivot. Sur le terrain, ce genre de profil rassure. En clair, Petkovic a préféré la fiabilité à l’inconnu.
Équipe d’Algérie : la CAN du rachat commence dans les détails
Cette CAN 2025 n’a rien d’un tournoi banal pour l’Algérie. Depuis le sacre de 2019, les désillusions s’accumulent. Sortie prématurée en 2021, puis rebelote en 2024. Deux échecs qui collent encore à la peau du groupe.
Certes, les Verts avancent avec une dynamique positive depuis l’arrivée de Petkovic. Les victoires s’enchaînent. La qualification pour la Coupe du monde 2026 est acquise. Mais sur le terrain, face à des adversaires de même calibre, les repères manquent encore. Difficile de ne pas y voir un test grandeur nature.
Abdelli, un rôle précis à jouer
Abdelli ne portera pas l’équipe sur ses épaules. Personne ne lui demande ça. Son rôle sera plus discret, plus ingrat parfois. Gratter des ballons, fermer des espaces, proposer des courtes solutions. Sur place, ce sont souvent ces joueurs-là qui font tenir un collectif.
Le calendrier ne laisse aucune marge. Soudan, Burkina Faso, Guinée équatoriale. Trois matchs serrés, trois contextes différents. Dans ce genre de compétition, la profondeur du banc compte autant que les têtes d’affiche. La CAN du rachat commence là. Par des choix forts. Parfois contraints. Souvent révélateurs.

