Carte grise numérique et e-paiement des voitures : nouvelles précisions officielles

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Carte grise numérique

Carte grise numérique en Algérie : les services clarifient les démarches et l’absence d’obligation d’e‑paiement - Algérie Zoom

Le déploiement de la carte grise numérique continue de susciter des interrogations chez les automobilistes en Algérie, notamment sur la question de l’e-paiement lors des transactions de véhicules. Sur le terrain, les services chargés de l’immatriculation commencent à clarifier les procédures. À Médéa, le responsable du service de la carte grise a apporté des précisions qui viennent lever plusieurs ambiguïtés, en particulier sur l’obligation – ou non – de passer par les banques pour acheter ou vendre un véhicule.

Selon ce responsable cité par le journal Ennahar, aucune instruction officielle n’a été transmise concernant le recours aux banques dans les opérations de vente. En clair, aucune mesure n’impose pour l’instant l’e-paiement des voitures dans le cadre du nouveau système. Cette mise au point intervient alors que la généralisation de la plateforme numérique nationale suscite des interprétations diverses. Sur place, certains usagers évoquaient déjà une obligation prochaine, mais les services concernés assurent qu’aucune correspondance administrative ne confirme cette orientation.

Carte grise numérique : nouvelles démarches pour les usagers

Le passage à la plateforme numérique modifie toutefois plusieurs étapes pratiques. Les automobilistes qui ont obtenu une carte grise avant le 5 avril dans une commune différente de leur lieu de résidence doivent retourner dans cette même commune pour retirer la carte de contrôle de leur véhicule. Cette formalité vise à permettre l’intégration du dossier dans la nouvelle base numérique.

Même logique pour ceux ayant acheté un véhicule dans une autre wilaya. S’ils possèdent déjà une carte de contrôle, ils doivent se rendre dans la wilaya où a eu lieu de la délivrance de celle-ci afin d’effectuer la mise à jour sur la plateforme. Une contrainte administrative, certes, mais jugée nécessaire pour assurer la cohérence des données avant la bascule complète vers le système national.

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Le responsable rappelle aussi les pièces désormais exigées. La procédure impose la présentation de la carte nationale biométrique du vendeur et de l’acheteur, accompagnée d’une carte de résidence et de deux photos d’identité pour chaque partie. Une fois la carte grise avec code QR générée, le citoyen se présente au service compétent où son dossier est déjà préparé, ce qui réduit les délais sur place.

Fin des anciennes procédures locales

La réforme s’inscrit dans la deuxième phase du système national d’immatriculation des véhicules, lancée récemment. Cette étape concerne un large éventail de situations : véhicules déjà immatriculés, voitures neuves fabriquées localement, acquisitions chez les concessionnaires, engins importés ou encore véhicules admis temporairement.

Dans le même temps, les autorités mettent fin à l’utilisation des anciennes applications locales. Autre changement notable : la validation des contrats de vente ne s’effectue plus dans les bureaux de légalisation ou les annexes administratives. Désormais, ces opérations, tout comme la radiation des cartes grises, passent exclusivement par le bureau d’immatriculation via la plateforme numérique.

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Une évolution qui recentre l’ensemble des démarches au même endroit. Sur le terrain, les usagers s’adaptent progressivement. Certains évoquent des ajustements, d’autres saluent la simplification attendue. Une chose ressort néanmoins de ces précisions : la carte grise numérique avance, mais la question du paiement électronique des voitures n’est, pour l’instant, dictée par aucune directive officielle.

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