Conflit USA – Iran : l’Algérie solidaire des pays du Golfe
Tebboune réaffirme la solidarité de l’Algérie avec les pays du Golfe face aux tensions USA - Iran - Algérie Zoom
Face à la montée rapide des tensions au Moyen-Orient, Alger a choisi de prendre la parole avec une ligne claire : solidarité, retenue et appel au calme. Les dernières démarches diplomatiques de l’Algérie, rendues publiques ce 1er mars 2026, s’inscrivent dans ce cadre, alors que la crise opposant les États-Unis et l’Iran continue de peser lourdement sur l’équilibre régional.
Escalade USA – Iran : l’Algérie affiche sa solidarité aux pays du Golfe
Sur instruction directe du président Abdelmadjid Tebboune, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a reçu à Alger les ambassadeurs de plusieurs pays arabes du Golfe affectés par les développements récents liés à la crise régionale.
Lors de cette rencontre officielle, tenue au siège du ministère, l’Algérie a exprimé une solidarité totale avec les États arabes touchés par les retombées du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le message est resté constant : rejet de toute atteinte à la souveraineté des pays, respect de leur intégrité territoriale et attachement à la sécurité de leurs populations. Autrement dit, Alger se place du côté de la stabilité, sans ambiguïté.
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Le chef de la diplomatie algérienne a également insisté sur le soutien politique de son pays face aux dommages matériels importants enregistrés dans certains États de la région.
Des échanges directs avec Riyad, Amman, Doha et Mascate
Dans le même temps, la présidence de la République a activé un autre levier : le contact direct avec les dirigeants arabes. Le président Tebboune a ainsi échangé par téléphone avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, prenant des nouvelles du Royaume et de sa population dans ce contexte régional tendu.
Un appel similaire a été mené avec Abdallah II, roi de Jordanie, centré sur les répercussions de la situation actuelle sur le pays et sur la nécessité d’un retour rapide au calme. Là aussi, l’Algérie a exprimé des vœux clairs de stabilité et de paix.
Alger a par ailleurs tenu à souligner le rôle de médiation du Qatar. Lors d’un entretien avec Tamim ben Hamad Al Thani, le président algérien a apporté son plein soutien aux efforts diplomatiques qataris visant à désamorcer les tensions et à éviter une extension de la crise.
Enfin, dans un appel téléphonique avec le sultan d’Oman, Haïtham ben Tariq, Abdelmadjid Tebboune a salué les efforts omanais de médiation entre les États-Unis et l’Iran.
Une ligne diplomatique constante : désescalade et dialogue
À travers ces démarches, l’Algérie confirme une orientation connue : appeler à l’arrêt immédiat de toute montée des tensions et privilégier le dialogue. Les autorités algériennes mettent en garde contre les conséquences d’un élargissement de la crise, tant sur le plan régional qu’international.
Sur le terrain diplomatique, cette position se traduit par une présence active mais prudente. Pas de déclarations spectaculaires. Pas de posture clivante. Une diplomatie de retenue, fidèle aux principes historiques d’Alger en matière de relations internationales.
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Dans un contexte où chaque mot compte, l’Algérie cherche manifestement à peser par la constance plutôt que par le bruit. Et à rappeler sans cesse que la stabilité du Golfe reste un enjeu central pour l’ensemble de la région.
