Algérie : deux trafiquants marocains neutralisés à Beni Ounif
Deux trafiquants marocains neutralisés à Beni Ounif, nouvelle opération sécuritaire effectuée par l'ANP © Défense nationale - Algérie Zoom
Dans la soirée de vendredi, à la lisière ouest du pays, une nouvelle opération des forces armées algériennes a eu lieu, rappelant la pression constante exercée le long des frontières. À Béni Ounif, zone frontalière en Algérie connue pour ses reliefs difficiles et ses pistes secondaires, deux trafiquants marocains ont été abattus lors d’une tentative d’introduction de drogue sur le territoire national.
C’est le ministère de la Défense nationale qui a publié l’information samedi 28 février 2026 dans un communiqué officiel. Sur le terrain, l’opération s’est déroulée dans le secteur relevant de la 3e Région militaire, mobilisée depuis plusieurs mois face à une intensification des activités de contrebande.
Trafiquants marocains : tentative d’introduction stoppée à la frontière en Algérie
Selon les éléments communiqués, les détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) ont intercepté, vendredi soir, deux individus qui tentaient de faire entrer une cargaison de kif traité estimée à 49 kilogrammes. Les deux trafiquants, de nationalité marocaine, ont été mortellement neutralisés. LANP a pu établir l’identité de l’un d’eux : Abdelkader Bendouda.
Une pression sécuritaire qui s’inscrit dans la durée
Cet épisode de trafiquants marocains en Algérie ne surgit pas de nulle part. Quelques jours plus tôt, un bilan opérationnel couvrant la période du 18 au 24 février faisait état d’une activité intense contre les réseaux criminels. En une semaine, il y a eu l’arrestation de 49 trafiquants de drogue et l’interception de plus de deux quintaux de kif traité avant leur entrée en Algérie.
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Les saisies ne se sont pas limitées au cannabis. L’armée a également récupéré près de 50 kilogrammes de cocaïne et plus de 582 000 comprimés psychotropes, signe d’une diversification des flux illicites. À cela s’ajoutent des arrestations liées à l’orpaillage clandestin, à la contrebande de carburant, de tabac et de denrées alimentaires.
Frontières, mer et arrière-pays : un dispositif élargi
La lutte ne se joue pas uniquement sur les pistes désertiques. Les garde-côtes ont, dans le même temps, porté assistance à 254 personnes en situation de migration irrégulière en mer, tandis que 280 migrants clandestins se sont vus interpellés à l’intérieur du territoire.
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Enfin, le dispositif est large, multi-fronts. Des frontières terrestres aux côtes, en passant par l’arrière-pays, la même logique prévaut : endiguer les flux illicites et contenir des réseaux qui adaptent sans cesse leurs méthodes. Sur le terrain, habitants et élus locaux le constatent. Les mouvements sont plus discrets qu’avant, mais la vigilance, elle, ne faiblit pas.
