KIA en Algérie : la réouverture de l’usine de Batna se précise
L’Algérie s’apprête à relancer l’usine KIA de Batna © Pexels
L’Algérie multiplie les initiatives pour relancer son industrie automobile et s’apprête à relancer l’usine KIA de Batna.
En effet, le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a annoncé le 4 décembre, lors d’une séance publique à l’Assemblée populaire nationale, que l’État a déposé une demande d’autorisation préalable pour relancer l’usine KIA de Batna en Algérie. L’information replace ce site industriel au cœur de la stratégie nationale pour l’automobile.
L’usine de Batna fait partie des biens saisis par la justice en Algérie. Sa propriété a été transférée à Fondal, une société du groupe public SNS. Le gouvernement veut exploiter ce patrimoine industriel, longtemps à l’arrêt, pour en faire un outil productif.
Un cadre réglementaire revu
Le ministre a précisé que la reprise s’inscrit dans le nouveau dispositif de l’industrie automobile en Algérie. Trois points clés : assurer une intégration locale réelle, obliger les investisseurs à mettre en place un réseau de sous‑traitants avant le démarrage, et passer du modèle d’assemblage limité à une production industrielle durable.
KIA en Algérie : une usine stratégique pour Batna
La relance de l’usine KIA en Algérie ne concerne pas seulement la production de véhicules. Elle représente aussi un enjeu régional. À Batna, ce site peut donc redevenir un moteur d’emploi et de développement, en attirant fournisseurs et services liés à l’automobile.
Une orientation nationale
Yahia Bachir a insisté sur la nécessité de respecter des standards capables de garantir la compétitivité de l’industrie mécanique. La réouverture de l’usine KIA en Algérie illustre une volonté plus large : diversifier l’économie, réduire la dépendance aux importations et transformer des actifs confisqués en projets productifs.
Algérie : après Kia, un autre constructeur coréen en approche
Quelques semaines avant l’annonce de Yahia Bachir sur la relance de l’usine KIA en Algérie, un autre projet industriel a refait surface. En novembre 2025, la presse spécialisée révélait donc que KG Mobility, anciennement SsangYong, prépare son implantation en Algérie.
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Le constructeur coréen, associé à Emin Auto, prévoit ainsi de produire des pick‑up Musso et des SUV Torres dans une usine CKD. Les sources du secteur évoquent une capacité initiale de 10.000 véhicules par an, avec un démarrage attendu dès l’obtention de l’agrément gouvernemental.
Le site choisi n’est pas nouveau : Emin Auto, distributeur bien connu, construit depuis plusieurs années une usine automobile à Tamzoura, dans la wilaya d’Aïn Témouchent. effectivement, le projet, déjà réalisé à plus de 80 %, s’étend sur 33 hectares. Il vise à produire à terme 100.000 unités par an, dont une part importante destinée à l’export. En outre, les infrastructures comprennent trois lignes de production, des ateliers pour moteurs, châssis et cabines, ainsi qu’un réseau de sous‑traitants chinois prêts à s’implanter.
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Par ailleurs, cette dynamique montre que l’Algérie attire désormais plusieurs acteurs coréens. Après KIA à Batna, KG Mobility à Aïn Témouchent pourrait ainsi renforcer la place du pays comme plateforme automobile régionale.
