L’Algérie accueillera la plus vaste laiterie intégrée jamais construite

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laiterie intégrée Algérie

Un investissement de Baladna de 3,5 milliards de dollars sera engagé en Algérie, à Adrar plus précisément, pour ériger la plus vaste laiterie intégrée jamais construite. Porté par le groupe qatari, ce complexe laitier pourrait transformer durablement la filière laitière algérienne et réduire sa dépendance aux importations.

L’Algérie s’apprête à accueillir un chantier hors norme de Baladna : la plus grande laiterie intégrée du monde verra le jour dans la région d’Adrar. Le mastodonte agroalimentaire qatari, déjà actif au Moyen-Orient et en Afrique, a choisi le sud algérien pour développer une ferme-usine qui rassemblera en un seul site l’élevage, la production d’aliments pour bétail et la transformation du lait en produits finis.

Selon le plan dévoilé, le complexe s’étendra sur 117 000 hectares et abritera environ 270 000 vaches. L’usine devrait produire à elle seule près de 200 000 tonnes de lait en poudre par an. Les travaux, confiés au groupe allemand GEA Group AG, débuteront en 2026 et la mise en service devrait avoir lieu fin 2027.

Laiterie intégrée Baladna et souveraineté alimentaire de l’Algérie

Avec une consommation de 114 litres par habitant chaque année, l’Algérie importe aujourd’hui plus de 400 000 tonnes de lait en poudre, pour une facture dépassant 800 millions de dollars. Ce projet devrait permettre de réduire de moitié ces volumes, tout en créant environ 5 000 emplois directs et indirects.

L’enjeu dépasse toutefois les frontières nationales. L’Afrique, qui importe chaque année près de 10 millions de tonnes de produits laitiers, représente un marché stratégique pour Baladna. L’entreprise développe en parallèle un projet de 1,5 milliard de dollars en Égypte et une unité au Nigeria.

Plutôt que de rester simple importateur, l’Algérie pourrait, avec ce projet de laiterie intégrée Baladna, prendre une place centrale dans la production laitière régionale. Pour le géant qatari, c’est aussi une façon d’affirmer que le pays est un partenaire clé, capable d’accueillir un investissement de cette ampleur.

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Il est utile de rappeler qu’une première étape a déjà été franchie, tel qu’annoncé par le ministère algérien de l’Agriculture. En septembre 2024, les autorités locales et les partenaires du projet, dont le groupe qatari Baladna et le Fonds national d’investissement, avaient donné le coup d’envoi des travaux préparatoires à Tamantit, dans la wilaya d’Adrar.

La cérémonie s’était déroulée en présence de plusieurs responsables algériens, aux côtés de l’ambassadeur du Qatar, ce qui avait donné un signal clair de l’engagement des partenaires dans la concrétisation du projet.

Il y a eu donc le lancement des premiers forages exploratoires, destinés à sécuriser les ressources en eau. Ce démarrage rapide, moins de cinq mois après la signature de l’accord-cadre entre le ministère de l’Agriculture et Baladna, s’est présenté comme une preuve de la volonté des deux parties d’avancer sans retard.

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À terme, la laiterie intégrée qu’abritera l’Algérie comprendra trois pôles complémentaires : la culture des fourrages, l’élevage de plus de 270 000 bovins et une unité de transformation du lait en poudre. L’ambition affichée est claire : couvrir la moitié des besoins nationaux en lait en poudre, tout en dynamisant la production de viande rouge et en créant près de 5 000 emplois directs.

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