L’Algérie en tête des gazoducs : réseau record en Afrique

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Algérie gazoducs

L’Algérie en tête des gazoducs africains, avec un réseau record de transport et distribution © Pexels

L’Algérie se place en avant concernant les gazoducs, loin devant les autres pays africains. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 24 600 kilomètres de réseaux de transport et 170 700 kilomètres de distribution. Ce maillage impressionnant, relevé par Hawilti Research, fait de l’Algérie le pilier énergétique du continent.

L’Algérie domine l’Afrique en matière de gazoducs. À titre de comparaison, l’Égypte suit avec 8 300 kilomètres de transport et 95 700 kilomètres de distribution. La Tunisie, plus modeste, affiche 3 000 kilomètres de transport et 17 500 kilomètres de distribution. Les écarts sont nets, visibles, presque vertigineux.

Gazoducs en Algérie : l’écart avec l’Afrique subsaharienne

Quand on descend vers l’Afrique subsaharienne, le contraste saute aux yeux. Le Nigeria, pourtant cité comme modèle régional, ne dépasse pas 2 000 kilomètres de transport et 516 de distribution. L’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Mozambique ou encore le Ghana restent en retrait, souvent sous la barre des 1 000 kilomètres pour le transport.

Une politique d’investissement soutenue

Ce résultat n’est pas un hasard. Depuis les années 1980, l’Algérie a investi, étape par étape, dans ses gazoducs. Objectif : raccorder villes et campagnes, réduire la dépendance au gaz de pétrole liquéfié. Une stratégie patiente, mais continue.

Usage domestique et industriel

Aujourd’hui, plus de 8 millions de foyers algériens sont branchés directement au gaz naturel. C’est massif. Et ce n’est pas tout : les gazoducs alimentent aussi la sidérurgie, le ciment, l’aluminium, l’agroalimentaire. En clair, ils irriguent l’économie.

Production et réserves

Le rapport rappelle que l’Algérie est le premier producteur de gaz en Afrique. Réserves estimées : plus de 4 500 milliards de m³. Production en 2024 : 95 milliards de m³. L’Égypte, deuxième, plafonne à 47,5 milliards.

Un modèle pour le continent

Alors que 600 millions d’Africains vivent encore sans électricité, l’exemple algérien montre le rôle central des gazoducs. Ils ne sont pas seulement des tuyaux : ce sont des vecteurs de développement, de transition énergétique, de souveraineté.

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