Paiement électronique : la Banque d’Algérie muscle la sécurité
La Banque d’Algérie vient de publier une nouvelle instruction destinée aux prestataires de services de paiement électronique. Le texte met l’accent sur la sécurité des transactions et la protection des fonds des usagers, alors que le recours aux paiements électroniques gagne du terrain dans le pays.
La Banque d’Algérie poursuit la mise en place de son dispositif réglementaire encadrant le paiement électronique. Elle a annoncé, mardi, la publication de l’instruction n° 06-2025, qui fixe les règles de fonctionnement et d’organisation des prestataires de services de paiement (PSP). Une étape importante, qui s’inscrit dans la continuité du règlement n° 25-02 du 14 avril 2025, déjà paru au Journal officiel.
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Ce texte vient préciser les procédures concrètes que doivent respecter les opérateurs agréés dans l’exercice de leurs activités. Au fond, la Banque d’Algérie veut envoyer un message clair : il s’agit de protéger l’argent des usagers et de rendre les transactions plus sûres. Le paiement électronique s’installe peu à peu dans le quotidien des Algériens. L’essor du commerce en ligne et des applis mobiles accélère ce mouvement.
L’instruction met particulièrement l’accent sur un sujet sensible, celui de la protection des fonds confiés aux prestataires. Avec l’essor des paiements numériques dans le pays, la Banque détaille désormais les règles pour ouvrir et gérer des comptes de paiement. Elle fixe aussi un cadre au recours à des agents agréés et insiste sur la nécessité de communiquer de façon claire et transparente avec le public.
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Concrètement, tout prestataire souhaitant se lancer devra désormais fournir un dossier complet pour décrocher l’autorisation et l’agrément indispensables. L’objectif est de filtrer les acteurs et d’instaurer une relation de confiance durable avec les usagers, en limitant les risques d’incidents et en protégeant davantage les sommes déposées.
Autrement dit, cette étape vise à consolider un secteur encore jeune en Algérie. Côté consommateurs, l’effet recherché est évident : inspirer davantage de confiance. Confier son argent à des plateformes encore jeunes sur le marché peut susciter des doutes, et c’est justement pour cela que l’institution promet un contrôle plus poussé et un suivi réglementaire renforcé.
