Retailleau veut désavantager Air Algérie au profit d’Air France et Transavia
Bruno Retailleau envisage des mesures punitives à imposer à Air Algérie pour lui causer préjudice, en lui faisant perdre du terrain devant ses concurrents, à l’instar d’Air France et sa filiale low cost Transavia.
Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a révélé qu’Air Algérie se trouvait dans le viseur des services de son ministère, en évoquant de possibles sanctions qui, en fait, si elles se concrétisaient, conduiraient à rendre la compagnie algérienne moins compétitive à l’Hexagone devant des concurrents tels qu’Air France, Transavia, ASL Airlines et autres.
Selon son passage mardi sur la chaîne de télévision TF1, le premier flic de France reproche à la compagnie aérienne d’exiger des laissez-passer consulaires pour les ressortissants algériens sous OQTF, en plus de la carte nationale d’identité ou le passeport vert, afin de les embarquer pour expulsion en Algérie.
Sans daigner préciser de quoi s’agira-t-il au juste, Bruno Retailleau a révélé l’existence de directives émises par lui, demandant à ses services, au niveau du ministère de l’Intérieur, d’examiner toutes les options légales possibles, en vue d’établir des sanctions à l’encontre de la compagnie aérienne algérienne.
Cela devrait, comme nous l’avons déjà souligné, défavoriser Air Algérie au bénéfice de compagnies aériennes à l’image d’Air France et Transavia, et ce, dans le cas d’une mise en œuvre sur le terrain des sanctions soulevées par le responsable français.
Pour faire pression, il envisagerait de s’attaquer à tout ce qui est algérien
En montrant, depuis sa nomination, des penchants clairs pour l’escalade dans la crise qui frappe de plein fouet les relations bilatérales entre l’Algérie et la France, et en ciblant à présent Air Algérie, Retailleau semble ne reculer devant rien dans sa tendance à vouloir envenimer la situation encore et toujours.
D’ailleurs, sa collègue au gouvernement, la ministre de la Culture, le fait tout aussi bien également. Rachida Dati, soutien indéfectible du Royaume chérifien, a visité le Sahara occidental dans un déplacement officiel qui a eu lieu lundi dernier.
Ce voyage signifie que la France attribue ce territoire, pourtant considéré comme disputé par les Nations-Unies, à la souveraineté marocaine. En réponse, le ministère algérien des Affaires étrangères a publié un communiqué le lendemain pour condamner fermement la visite.
