Rifka révèle n’avoir reçu aucun cachet pour El Mouhadjir

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Rifka El Mouhadjir

Rifka surprend en révélant n’avoir reçu aucun cachet pour son rôle principal dans El Mouhadjir © Capture d'écran sur une scène de la série - Algérie Zoom

Farouk Boudjemline a surpris les téléspectateurs ce mercredi 11 mars. Invité sur la chaîne El Hayat TV, l’influenceur algérien connu du grand public sous le pseudonyme Rifka a assuré avoir participé à la série ramadanesque El Mouhadjir sans percevoir de rémunération.

Un choix assumé, dit-il. L’influenceur explique qu’il n’a demandé aucune contrepartie financière pour son rôle dans la production. Dans ses propos, il laisse entendre qu’il considérait ce projet davantage comme une expérience artistique qu’un contrat classique dans l’audiovisuel.

Rifka reconnaissant envers le producteur d’El Mouhadjir

Rifka raconte que l’initiative vient du producteur Reda Hamimed, également connu sous son nom artistique Réda City 16. Selon lui, la proposition a été directe : le producteur l’aurait approché pour lui confier le premier rôle de la série.

Le créateur de contenu admet avoir hésité au départ. L’univers des tournages lui était encore largement étranger. Sa notoriété sur les réseaux sociaux contraste avec une expérience limitée devant les caméras de fiction, ce qui rendait la décision moins évidente. Finalement, la confiance affichée par l’homme à la tête de l’équipe de production l’aurait convaincu d’accepter l’aventure.

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« Il m’a demandé s’il pouvait me faire confiance et, me voyant hésitant, il a répondu lui-même à sa question : ‘Oui, je peux' », se souvient Rifka sur le plateau en parlant du producteur d’El Mouhadjir, Réda City 16. « Je devrais le payer, pas lui », a-t-il ajouté.

El Mouhadjir, un drame sur l’exil et les combats intérieurs

La série El Mouhadjir — mise en scène par Idris Benchernine et écrite par Manal Messaoudi — raconte le parcours d’un jeune homme marqué par un passé difficile. Le personnage principal, Nassim, interprété par Rifka, tente de quitter le pays pour tourner la page.

Mais le voyage ne ressemble pas à une simple traversée. Le récit s’attarde plutôt sur la dimension psychologique du départ, sur ces moments où les certitudes vacillent et où l’on se retrouve face à soi-même.

Autour du personnage central, plusieurs visages connus complètent la distribution : Mohamed Khassani, Anissa Ali Bey, Aziz Boukerouni, Mounia Benfeghoul et Tounès Aït Ali.

Une série qui s’inscrit dans le paysage du Ramadan

Le réalisateur Idris Benchernine, jeune figure montante du petit écran, explique dans un entretien à Africa News que son projet cherche avant tout à comprendre ce qui pousse certains jeunes à envisager le départ. Pas seulement une question de distance ou de frontière, insiste-t-il, mais un état intérieur. Une tension.

La série s’inscrit dans une saison télévisuelle marquée par une forte présence de drames pendant le Ramadan, un choix que plusieurs producteurs semblent privilégier ces dernières années.

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Et sur les réseaux, déjà, les réactions se multiplient. Curiosité, débats, discussions autour du parcours de Nassim… Preuve que le sujet touche une corde sensible. Peut-être aussi parce qu’il parle d’un sentiment que beaucoup reconnaissent, quelque part, sans forcément le dire tout haut.

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