Visa Belgique en Algérie : des délais portés à 12 semaines 

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Les demandes de visa Belgique connaissent d’importants retards de traitement en Algérie © Unsplash - Algérie Zoom

Les demandeurs de visa Schengen pour la Belgique en Algérie doivent désormais faire face à des délais de traitement beaucoup plus longs. L’Ambassade de Belgique à Alger a annoncé jeudi 15 mai 2026 que le délai global de traitement atteint actuellement environ 12 semaines pour l’ensemble des catégories de visas.

Cette situation intervient à l’approche de la saison estivale, période durant laquelle les demandes de visas touristiques, familiaux et professionnels augmentent fortement auprès des représentations consulaires européennes en Algérie.

Visa Belgique en Algérie : l’ambassade évoque une saturation à Alger

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook officielle, l’ambassade de Belgique en Algérie explique avoir atteint « sa capacité maximale de traitement des demandes de visa ».

La représentation diplomatique précise qu’elle continue toutefois à traiter en priorité les dossiers déjà déposés tout en maintenant l’ouverture de rendez-vous pour toutes les catégories de visas.

L’ambassade souligne également que cette saturation touche particulièrement les visas touristiques. Elle indique ainsi que « la disponibilité des rendez-vous et les capacités de traitement demeurent très limitées » pour ce type de demandes.

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Autre précision apportée dans le communiqué : les 12 semaines annoncées concernent uniquement le traitement effectué directement par le service visa de l’ambassade.

Dans certaines situations, les autorités belges peuvent également solliciter l’avis de l’Office des étrangers en Belgique, ce qui rallonge encore davantage les délais avant la décision finale. Les services consulaires informent alors les demandeurs concernés par courrier électronique.

Un renforcement des capacités annoncé pour l’automne

Face à cette hausse importante des demandes, l’ambassade de Belgique en Algérie affirme « préparer un renforcement progressif de son service visa afin d’améliorer les délais de traitement dans les prochains mois ».

Selon le communiqué, les premiers effets de cette augmentation des capacités devraient apparaître à partir de l’automne prochain. La représentation diplomatique assure également accorder « la plus grande importance à la qualité du service rendu au public ».

Comme plusieurs consulats européens présents en Algérie, les services belges font face depuis plusieurs mois à une forte pression liée à l’augmentation des demandes de mobilité vers l’espace Schengen.

Un accord récent sur les visas et la mobilité

Cette actualité intervient quelques semaines après la signature de nouveaux accords entre l’Algérie et la Belgique dans le domaine des visas et de la mobilité.

Lors d’une visite officielle à Bruxelles en avril dernier, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a annoncé la signature de deux accords entre les deux pays.

Le premier concerne la suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service. Le second vise à encadrer la coopération entre l’Algérie et la Belgique en matière de mobilité des personnes.

Ce volet mobilité inclut notamment des mécanismes précis liés au retour des personnes en situation irrégulière. Les autorités concernées peuvent accélérer l’identification des personnes visées, avec un délai annoncé d’environ quinze jours. Une fois l’identité confirmée, la Belgique peut délivrer un document de voyage temporaire valable trente jours afin de faciliter les procédures de retour.

Les retours peuvent ensuite s’effectuer par vols individuels ou collectifs, directs ou indirects, avec la possibilité d’un accompagnement par des agents algériens en cas de rapatriement contraint.

Selon les autorités belges, ce dispositif vise à améliorer l’exécution des décisions de renvoi et à renforcer la gestion des flux migratoires. La ministre belge de l’Asile et de la Migration estime que cet accord doit également contribuer à réduire les demandes d’asile.

Les chiffres illustrent l’enjeu de cette coopération. 2 251 personnes se déclarant de nationalité algérienne ont reçu un ordre de quitter le territoire belge l’an dernier, tandis que seulement 85 départs effectifs ont été enregistrés. Par ailleurs, environ 780 personnes se disant algériennes se trouvent actuellement dans les prisons belges, dont une majorité sans titre de séjour.

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