La France reprend les expulsions d’Algériens sous OQTF
Reprise des expulsions d’Algériens sous OQTF, un signal qui ravive les tensions diplomatiques franco‑algériennes © Unsplash - Algérie Zoom
La France a relancé, en mars 2026, les expulsions d’Algériens visés par une OQTF. Une reprise qui intervient après près d’une année de pause, dans un climat diplomatique redevenu sensible entre Alger et Paris. Sur le terrain, les premiers cas signalés restent peu nombreux, mais ils traduisent un changement de rythme. Et surtout, un signal administratif qui ne passe pas inaperçu.
Reprise des expulsions d’Algériens : des cas concrets signalés
L’association de défense des migrants La Cimade évoque plusieurs situations récentes. Deux ressortissants algériens ont été renvoyés depuis le centre de rétention administrative de Rennes. L’un était arrivé en France en 2024 et se trouvait retenu depuis deux mois. L’autre vivait sur le territoire français depuis quatre décennies, avec une famille installée sur place.
Ces expulsions, limitées pour l’instant, marquent néanmoins la reprise des renvois vers l’Algérie après une période d’interruption. Dans les centres de rétention, les professionnels observent un retour progressif des procédures. Pas encore massif. Mais concret.
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Toujours selon La Cimade, un autre dossier a avancé à Toulouse. Une autorisation consulaire de passage aurait été délivrée par les autorités algériennes, ouvrant la voie à un vol de retour. Les administrations concernées n’ont toutefois pas confirmé officiellement ces informations. Le silence reste la règle, côté français comme côté algérien.
Des relations bilatérales à nouveau sous tension
Cette reprise intervient alors que les relations entre l’Algérie et la France connaissent un nouvel épisode de crispation. Le 26 mars, le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger. En cause : la prolongation de la détention provisoire d’un agent consulaire algérien.
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Alger a dénoncé une mesure jugée injustifiée au regard du droit international. Le ministère a également évoqué d’éventuelles répercussions sur les relations bilatérales. Dans ce contexte, la question migratoire redevient sensible. Elle l’est souvent lorsque les échanges politiques se tendent.
Une reprise encore limitée mais observée
Pour l’heure, aucun chiffre global n’a été communiqué. Les expulsions d’Algériens sous OQTF en France semblent reprendre de manière ponctuelle, dossier par dossier. Sur le terrain, les acteurs associatifs parlent d’un redémarrage prudent. Les autorités, elles, restent discrètes.
