Baladna Algérie : 635 millions $ pour lancer 5 volets majeurs du projet laitier
Signature de la deuxième tranche des contrats Baladna Algérie pour renforcer la filière lait nationale - Algérie Zoom
Le projet laitier porté par Baladna Algérie franchit une nouvelle étape. Jeudi à Alger, la deuxième tranche des contrats de réalisation a été signée pour un montant global dépassant 635 millions de dollars, marquant l’entrée concrète dans plusieurs phases structurantes de ce vaste programme agricole et industriel installé dans la wilaya d’Adrar.
L’objectif est clair : accélérer la production locale de lait en poudre en Algérie et réduire la dépendance aux importations, avec un projet présenté comme l’un des plus importants du secteur.
Cinq chantiers lancés en parallèle
Cette nouvelle série de contrats couvre cinq axes majeurs. Il s’agit d’abord de la constitution du cheptel, point central du projet. S’ajoutent ensuite les travaux civils, la réalisation d’une usine de béton, la mise en place d’infrastructures d’hébergement ainsi que le démarrage du programme d’importation de vaches laitières.
La cérémonie de signature s’est tenue au Centre international des conférences Abdelatif Rahal, sous la présidence du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche maritime, Yacine Mehdi Oualid.
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Des représentants de la société qatarie Baladna, de l’ambassade du Qatar en Algérie ainsi que plusieurs partenaires algériens et internationaux spécialisés dans les services, le bâtiment et la fourniture de bovins étaient également présents.
Selon l’APS qui rapporte l’information, cette deuxième phase doit permettre de donner une assise opérationnelle au projet avant l’entrée dans la phase de production à grande échelle.
Baladna : importation de 30 000 bovins en Algérie dès novembre 2026
L’un des volets les plus attendus concerne l’arrivée progressive du cheptel laitier. Le programme d’importation débutera en novembre 2026, avec un pont aérien destiné à acheminer 30 000 têtes de bétail depuis neuf États américains.
L’opération s’étalera sur dix mois. Le choix du transport aérien vise surtout à réduire les délais d’acheminement et à préserver les conditions sanitaires des animaux, un point jugé essentiel pour la réussite du projet.
Sur le terrain, ce calendrier donne déjà une idée du rythme voulu : aller vite, sans négliger la mise en place des bases techniques.
Un projet stratégique pour la filière lait
Avec cette enveloppe de plus de 635 millions de dollars, Baladna Algérie confirme l’ampleur de son implantation dans le sud du pays. Le site d’Adrar doit devenir un pôle important de la filière laitière nationale, en combinant élevage, transformation industrielle et logistique intégrée.
Le projet ne se limite donc pas à une simple unité de production. Il repose sur tout un écosystème pensé pour soutenir durablement la production de lait en poudre, un segment particulièrement stratégique pour le marché algérien.
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Enfin, cette deuxième tranche de contrats ne lance pas seulement des travaux : elle enclenche la mécanique lourde d’un projet appelé à peser sur l’approvisionnement national dans les années à venir.
