Algérie : l’APOCE dénonce les frais illégaux de 10 DA sur le Flexy mobile

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L’APOCE alerte sur les frais illégaux de 10 DA imposés lors du Flexy mobile © Unsplash - Algérie Zoom

Le geste est devenu banal en Algérie : un client demande un rechargement de crédit téléphonique (flexy), tend un billet, et le commerçant annonce un supplément. Dix dinars parfois, vingt dans certains quartiers. Une pratique installée, presque banalisée. Pourtant, l’organisation de protection du consommateur APOCE rappelle que ce surcoût n’a aucune base légale.

Selon l’association, l’opération de rechargement Flexy en Algérie doit être facturée exactement à la valeur demandée. Pas un dinar de plus. Le principe est simple : pour un crédit de 200 dinars, le client paie 200 dinars. Ni commission, ni “petit ajout” pour compenser quoi que ce soit. Sur le terrain, la réalité semble différente. Et c’est précisément ce décalage que l’APOCE met en avant.

Une pratique répandue dans les points de vente

Dans sa communication, l’organisation souligne que l’ajout de 10 DA sur le Flexy mobile s’est installé progressivement. Beaucoup de détaillants l’appliquent systématiquement. Certains consommateurs, eux, n’y prêtent plus attention. D’autres contestent, parfois. Mais souvent, la discussion s’arrête là, faute d’alternative immédiate.

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L’APOCE insiste : le rechargement téléphonique est un service dont le coût est déjà intégré dans le système. Les marges commerciales existent, mais elles doivent être prises en charge dans la chaîne de distribution. En clair, ni le client ni le commerçant de proximité ne devraient supporter un supplément improvisé.

Le rôle des distributeurs pointé du doigt

L’association évoque aussi un déséquilibre dans la distribution. Selon elle, certains grossistes appliqueraient des tarifs plus élevés que ceux prévus par les opérateurs. Résultat : le détaillant répercute cette pression financière sur l’utilisateur final. Une chaîne où chacun tente de compenser, et où le consommateur se retrouve en bout de ligne.

Dans ce contexte, l’APOCE appelle les opérateurs à renforcer le contrôle des circuits de distribution. L’objectif : garantir que les marges restent conformes et que le prix payé par le client corresponde exactement au montant du crédit choisi.

Vers un rappel des règles du jeu

L’organisation insiste sur un point : le supplément demandé lors d’un rechargement Flexy n’est pas justifié. Elle encourage les consommateurs à rester vigilants et à demander le respect du tarif réel. Sur le terrain, certains habitants évoquent une habitude ancrée depuis des années. Difficile à corriger du jour au lendemain. Mais le rappel est posé.

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Reste à voir enfin si ce signal entraînera un ajustement dans les commerces de proximité. Le débat, lui, est relancé. Et il concerne un geste quotidien, discret… mais qui touche des milliers d’utilisateurs.

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