Algérie : l’appel de Michel Bisac aux entreprises françaises
Face aux opportunités du marché algérien, Michel Bisac multiplie les initiatives pour encourager les investissements français © Facebook Michel Bisac - Algérie Zoom
Sur le plateau de l’émission Hebdo Show sur AL24 News, Michel Bisac a livré un message direct aux chefs d’entreprise français. Selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française, l’Algérie ne peut plus être abordée comme un simple marché d’exportation. Le moment est venu d’y produire, d’y investir, d’y construire des projets industriels durables.
Le ton se voulait posé, mais le propos, lui, ne laissait guère de place à l’ambiguïté. Michel Bisac n’a pas souhaité revenir sur les volumes d’importations entre la France et l’Algérie. « Je ne voulais pas vous parler des 5 milliards d’importation de France (…) Je voulais vous parler des investissements que la France notamment et puis les autres pays doivent faire ici en Algérie », a-t-il affirmé.
Dans son esprit, la question n’est plus commerciale. Elle devient industrielle. « L’Algérie n’est pas simplement un consommateur. L’Algérie est aussi un pays dans lequel il faut venir, il faut investir pour travailler et fabriquer sur place », a-t-il insisté. Le message vise clairement les entreprises françaises qui continuent de privilégier l’exportation depuis l’Europe plutôt qu’une implantation locale.
Michel Bisac : Coût de l’énergie, main-d’œuvre, des arguments concrets
Sur le terrain économique, Michel Bisac avance des éléments précis. Le coût de l’énergie figure en tête de liste. Il le juge plus compétitif qu’en Europe, un facteur décisif pour l’industrie manufacturière ou les activités à forte consommation énergétique.
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À cela s’ajoute le coût de la main-d’œuvre. « Le prix aussi de la main-d’œuvre est beaucoup moins élevé qu’en Europe », rappelle-t-il. Un différentiel qui pèse lourd dans les arbitrages d’investissement.
Mais l’argument central reste ailleurs : la montée en compétences locales. « Ça fait 20 ans que je suis là (…) Il y a 20 ans, je ne trouvais pas les compétences que nous trouvons aujourd’hui en Algérie », confie-t-il. Ingénieurs, techniciens, cadres formés. Le paysage, selon lui, ne ressemble plus à celui du début des années 2000.
La ZCLAF, levier stratégique selon Michel Bisac
Michel Bisac évoque aussi la ZCLAF, désormais opérationnelle. Il y voit un outil structurant pour renforcer les partenariats économiques. « Moi je crois beaucoup à la ZCLAF maintenant qu’elle est mise en place », explique-t-il. Ce cadre peut faciliter les flux, encourager les co-entreprises et sécuriser certains investissements.
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Pour Michel Bisac, la clé reste l’ancrage local. « Il faut savoir s’entourer. Il faut savoir trouver les bons partenaires algériens qui connaissent le métier, qui connaissent le pays », insiste-t-il.
