Algérie : le SNTT confirme la fin de la grève des transporteurs

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Algérie grève transporteurs

La reprise des taxis marque la fin d’un bras de fer autour la réforme du Code de la route © Unsplash - Algérie Zoom

Après plusieurs jours de blocage et de tensions autour du projet de réforme du Code de la route, le Syndicat national des transporteurs par taxis a annoncé ce jeudi la fin de la grève et la reprise progressive des activités. Une décision qui marque la fin d’un mouvement inédit et ouvre la voie à un retour au dialogue entre professionnels du secteur et autorités.

Après près d’une semaine de blocage en Algérie, les transporteurs, que ce soit les taxis, les bus privés ou encore les camions de transport de marchandises, mettent un terme à leur grève et reprennent progressivement leurs activités. Le SNTT (Syndicat national des transporteurs par taxis) a publié un communiqué ce jeudi 8 janvier 2026 pour rassurer les citoyens : le service public de transport est rétabli, dans un cadre de responsabilité et d’engagement.

Cette annonce met fin à une grève qui avait débuté le 1er janvier et qui avait paralysé une grande partie du pays. Routes bloquées, gares désertées, déplacements impossibles : des millions de citoyens avaient été contraints de rester chez eux ou de trouver des alternatives.

Algérie : les raisons de la grève des transporteurs

À l’origine du mouvement, le projet de réforme du Code de la route, jugé trop sévère par les professionnels du secteur. Les transporteurs dénonçaient notamment des sanctions privatives de liberté et des amendes qu’ils considéraient comme disproportionnées. La hausse des prix du carburant a également alimenté la colère.

Face à cette contestation, le SNTT a joué un rôle de médiation, appelant ses adhérents à privilégier la concertation et à mettre l’intérêt du pays et du citoyen au‑dessus des tensions.

Un message de responsabilité et de patriotisme

Il a rappelé que la stabilité nationale reste une priorité, tout comme la confiance entre citoyens et institutions — un équilibre fragile qu’il faut préserver au quotidien.

Le syndicat n’a pas manqué de remercier les services de sécurité, citant l’Armée nationale populaire pour son rôle constant dans la protection du pays. Un geste qui souligne la place centrale de ces forces dans la vie publique.

Soutien institutionnel et appel au dialogue

Le syndicat a tenu à souligner l’importance de la déclaration du président du Conseil de la Nation, qui a appelé à la concertation et au rapprochement. Pour le SNTT, cette intervention reflète le niveau de conscience institutionnelle et confirme la volonté des autorités de privilégier la culture du dialogue.

Le communiqué annonçant la fin de la grève des transporteurs en Algérie met également en avant la politique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui cherche à rapprocher les citoyens de leurs institutions et à instaurer une confiance mutuelle.

Une reprise sous surveillance

Sur le terrain, les syndicats continuent toutefois à demander des ajustements. Les sanctions jugées trop lourdes dans le projet de réforme du Code de la route restent au cœur des discussions.

Pour les voyageurs, le retour à l’activité est déjà visible. Les gares routières d’Alger, Oran et Constantine retrouvent leur animation, et les taxis collectifs reprennent leurs trajets dans les zones rurales. Une respiration attendue par des milliers d’habitants.

Pour conclure, la fin de la grève marque un tournant. Elle montre qu’un syndicat peut canaliser la colère et ramener le calme, tout en rappelant que les réformes doivent être négociées avec ceux qui vivent le terrain.

En informant de l’interruption de la grève des transporteurs en Algérie, marquant la normalisation progressive du service, le SNTT envoie un signal clair : le transport public reste un pilier de la vie quotidienne en Algérie, et sa continuité dépend d’un dialogue réel, pas seulement de textes officiels.

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