Arrêts de la CJUE sur le Maroc : l’Algérie critique des pays de l’UE
En réagissant aux arrêts de la CJUE sur l’affaire UE-Maroc impliquant le Sahara occidental, l’Algérie salue, dénonce et appelle.
La Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu publics ses arrêts annulant les accords commerciaux entre le Maroc et l’UE, décision saluée par l’Algérie qui ne manque tout de même pas de condamner l’attitude de certains pays européens, sans les citer nommément, à l’égard des richesses des peuples non-autonomes, à l’instar de celui du Sahara occidental.
Ce 5 octobre 2024, le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger a publié un communiqué dans lequel on voit que l’Algérie applaudit les arrêts de la CJUE, en lien avec les accords de pêche et d’agriculture, conclus entre l’UE et le Maroc et qui concernent directement les ressources naturelles du Sahara occidental.
L’Algérie distingue dans cette décision la consécration du droit international protégeant la souveraineté des peuples des territoires non-autonomes et leurs richesses naturelles. Le communiqué explique aussi que ces arrêts évoquent de façon claire le statut légal du Sahara occidental tel que reconnu par les Nations-Unies.
L’Algérie lance un appel
Cependant, outre sa satisfaction vis-à-vis des arrêts de la Cour de Justice européenne sur les accords à caractère commercial entre le Maroc et l’UE, l’Algérie a exprimé son mécontentement par rapport à certains pays de l’Union européenne qui semblent ne pas se soucier de la protection des richesses du peuple sahraoui.
Le texte du document déplore que ces nations aient refusé de prendre en compte les arrêts de la CJUE en les classant dans la case de non avenus. Le communiqué du MAE dénonce « la volonté manifeste de certains pays européens de cautionner le fait accompli colonial au Sahara occidental ».
Par conséquent, l’Algérie appelle la Commission européenne, le Conseil de l’Union européenne ainsi que tous les pays membres à se conformer à la décision définitive et sans appel de la CJUE, sur l’illégitimité de la signature d’accords commerciaux entre l’UE et le royaume du Maroc qui concernent le territoire non-autonome du Sahara occidental.
