Au marché noir, l’euro recule nettement face au dinar algérien
Sur le marché noir des devises, l’euro recule face au dinar algérien, marquant une correction attendue © Pexels - Algérie Zoom
La tendance s’accélère sur le marché noir des devises. Au square Port-Saïd, l’euro recule nettement face au dinar algérien ce mercredi 25 mars, confirmant un changement d’ambiance après plusieurs semaines marquées par des variations hésitantes durant le mois de Ramadan. Sur place, les cambistes parlent d’un repli qui se dessine progressivement, sans agitation particulière, mais bien réel.
La monnaie européenne s’échange désormais autour de 275 dinars, ce qui place le billet de 100 euros à 27.500 dinars. Le niveau s’éloigne ainsi de la barre symbolique des 280 dinars, qui avait servi de repère ces dernières semaines. Dans les discussions, certains évoquent une correction attendue. D’autres observent simplement que l’offre revient sur le marché.
Taux de change au Square : une offre plus visible sur le marché informel
L’approche de l’Aïd al-Fitr modifie traditionnellement l’équilibre du change parallèle. De nombreux Algériens résidant à l’étranger arrivent avec des devises, principalement en euros. Cette arrivée progressive augmente la liquidité disponible.
Sur le terrain, l’effet se ressent rapidement. Les cambistes disposent de plus de billets, tandis que la demande reste relativement modérée. L’ajustement se fait alors naturellement par une baisse des cours. Rien de spectaculaire. Mais suffisamment pour installer une nouvelle tendance.
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Dans les rues autour du square, les transactions se poursuivent à un rythme habituel. Les montants proposés varient légèrement selon les interlocuteurs, mais l’orientation générale reste à la baisse. Certains opérateurs préfèrent attendre, d’autres continuent à vendre pour ne pas immobiliser la devise.
Le contexte des voyages influence la demande
Autre élément évoqué : la suspension de certains vols vers le Moyen-Orient, notamment vers Dubaï. Cette destination attire habituellement des voyageurs et de petits importateurs qui se procurent des euros avant leur départ.
Avec moins de déplacements, la demande diminue mécaniquement. L’impact reste difficile à quantifier, mais sur le marché parallèle, ce type de facteur pèse souvent rapidement sur les cours. Plusieurs cambistes le mentionnent, sans en faire l’unique explication.
Un écart toujours marqué avec le taux officiel
Pendant ce temps, le marché officiel évolue différemment. Selon les dernières données de la Banque d’Algérie, l’euro se situe autour de 153,58 dinars. L’écart entre les deux circuits demeure donc important.
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Ce décalage reste habituel, mais il attire davantage l’attention lorsque le marché parallèle se replie. Pour l’heure, la tendance de l’euro observée au square Port-Saïd reste orientée à la baisse. Sur place, personne ne parle encore d’un retournement durable. Les cambistes observent… et attendent la suite.
