Disparition d’une Française à Nantes : le mari en fuite en Algérie arrêté avec sa fille
Disparition à Nantes : le mari arrêté en Algérie relance une enquête judiciaire entre deux pays - Algérie Zoom
La disparition de Manon Relandeau, jeune mère installée à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes en Loire-Atlantique, a pris une tournure internationale après l’interpellation de son conjoint en Algérie, en présence de leur fille de 15 mois. Dans cette affaire, suivie depuis plusieurs semaines par les enquêteurs français, les investigations s’orientent désormais vers un dossier sensible mêlant disparition inquiétante et déplacement transfrontalier.
Une disparition à Nantes qui alerte rapidement les proches
Tout commence fin mars. Manon Relandeau, 31 ans, agricultrice, n’est plus joignable à partir du 27 mars. Les jours passent, les messages restent sans réponse. Dans son entourage, l’inquiétude monte vite, presque mécaniquement.
Le 3 avril, les proches donnent l’alerte. Une procédure est enclenchée dans la foulée. Le parquet de Nantes ouvre une enquête pour enlèvement et disparition préoccupante, avec un cadre judiciaire qui s’élargit rapidement au vu des premiers éléments recueillis.
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Sur le terrain, les gendarmes multiplient les vérifications autour du domicile du couple et dans les environs de l’exploitation agricole. Ils organisent des recherches dans plusieurs zones de Loire-Atlantique.
Disparition à Nantes : le départ vers l’Algérie du conjoint relance l’enquête
Quelques jours après la disparition signalée, un élément attire l’attention des enquêteurs : le conjoint de la jeune femme quitte la France le 2 avril, en direction de l’Algérie, accompagné de leur fille âgée de 15 mois.
Ce déplacement déclenche une nouvelle étape dans la procédure. L’homme est alors recherché dans le cadre de l’enquête ouverte à Nantes, désormais élargie à des faits plus graves. Les autorités françaises transmettent les informations disponibles à leurs homologues.
Mardi 28 avril, le parquet confirme son interpellation en Algérie, précisant que l’enfant se trouvait à ses côtés au moment de l’opération. Dans un message bref, le procureur de Nantes indique que les services de police algériens ont procédé à cette arrestation, sans entrer dans les détails. Par ailleurs, l’enfant, prénommée Inaya, figure également dans les éléments transmis.
Dans ce dossier, la justice française poursuit ses investigations autour d’une enquête pour enlèvement et d’autres qualifications associées à la disparition de la jeune femme.
Une enquête qui s’élargit et des investigations toujours en cours
Au fil des jours, l’affaire s’est structurée avec plusieurs volets judiciaires. Mi-avril, la justice met en examen deux personnes pour une possible participation indirecte. Les enquêteurs retiennent notamment des faits d’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, ainsi que des actes susceptibles d’avoir modifié des éléments sur des lieux liés à l’enquête. Les autorités les placent en détention provisoire, rapporte Le Monde.
Dans la région nantaise, les opérations de recherche ont mobilisé des moyens importants. Les enquêteurs ont travaillé sur plusieurs pistes sans communication excessive, dans un climat de prudence assumée par les autorités.
Le procureur de Nantes, Antoine Leroy, reste quant à lui mesuré dans ses déclarations, les informations filtrent au compte-gouttes, au rythme des actes d’enquête et des coopérations entre la France et l’Algérie autour de cette disparition.
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Pour l’heure, le dossier reste ouvert, et les investigations se poursuivent entre la France et l’Algérie. Les autorités judiciaires cherchent à reconstituer précisément la chronologie des faits, encore marquée par des zones d’ombre.
