France : Macron fustige les « mabouls » hostiles à l’Algérie

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Macron s’attaque aux « mabouls » favorables au bras de fer diplomatique avec l’Algérie - Algérie Zoom

En déplacement en Ariège ce lundi 27 avril, le président français Emmanuel Macron a de nouveau pris position sur les relations entre la France et l’Algérie. Interpellé par des médecins sur la situation des praticiens diplômés hors Union européenne, il a vivement critiqué ceux qui prônent une ligne de rupture avec Alger.

Le chef de l’État français a notamment utilisé une formule qui n’est pas passée inaperçue : « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie ».

Une phrase courte, mais lourde de sens, dans un contexte où la France cherche à apaiser une relation diplomatique restée tendue depuis 2024.

Les médecins algériens au cœur de l’échange

À l’origine, la discussion portait sur les Padhue, les praticiens à diplôme hors Union européenne, nombreux dans les hôpitaux français. Ces médecins, souvent présents dans les zones touchées par le manque de soignants, exercent parfois depuis plusieurs années sans bénéficier du même statut que leurs confrères titulaires.

Pour obtenir une régularisation complète et pouvoir s’inscrire à l’Ordre national des médecins, ils doivent passer par un parcours long : validation des épreuves de vérification des connaissances, puis deux années de consolidation des compétences.

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Face à cette situation, Emmanuel Macron s’est montré particulièrement agacé : « Les Padhue, c’est encore le bordel », avant d’ajouter : « C’est un truc qui me rend dingue ! (…) On a un système qui marche sur la tête ! »

Selon les chiffres publiés par l’Ordre national des médecins en 2024, l’Algérie arrive largement en tête des pays d’origine de ces praticiens avec 36,8 % des diplômes reconnus, devant la Tunisie (12,4 %), la Syrie (9 %) et le Maroc (7,4 %).

Une réponse directe de Macron aux partisans du bras de fer avec l’Algérie

C’est lorsqu’un médecin formé à Oran l’a interpellé que le président français a prononcé sa phrase sur les « mabouls ». Sans citer de nom, le message visait clairement les défenseurs d’une politique plus dure envers Alger.

Dans le débat politique français, cette ligne a souvent été portée par Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et figure des Républicains. Il avait lui-même critiqué les gestes d’apaisement envers le président algérien Abdelmadjid Tebboune, estimant que la fermeté devait primer.

À l’extrême droite aussi, le ton reste dur. Jordan Bardella avait évoqué en 2025 la nécessité d’un rapport de force avec Alger.

Mais depuis plusieurs mois, l’exécutif français semble défendre une autre approche.

Paris cherche l’apaisement avec Alger

L’arrivée de Laurent Nuñez au ministère de l’Intérieur a marqué un changement de ton. Celui-ci avait affirmé que « le bras de fer et la méthode brutale » n’étaient pas la solution.

Sa visite à Alger en février dernier a permis une reprise de la coopération sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la sécurité et les questions migratoires.

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D’autres signaux vont dans le même sens. Des responsables économiques et institutionnels français multiplient les déplacements en Algérie, preuve que Paris cherche désormais à stabiliser la relation.

Les derniers propos d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans cette logique : défendre les liens humains, notamment dans le secteur de la santé, et rejeter l’idée d’une confrontation durable avec l’Algérie.

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