Liamine Zeroual s’éteint : hommages et réactions en Algérie et à l’étranger
La disparition de Liamine Zeroual a suscité, dès l’annonce officielle, une vague d’émotion à travers le pays. Les messages se sont enchaînés, venant des institutions, des responsables politiques, mais aussi d’organisations internationales. Au-delà des communiqués formels, c’est une figure discrète qui s’efface, un ancien chef d’État resté en retrait depuis son départ volontaire de la vie politique en 1999.
La Présidence a rapidement annoncé un deuil national de trois jours, avec mise en berne du drapeau sur l’ensemble du territoire et dans les représentations diplomatiques. Une décision qui marque l’importance accordée à l’ancien président, dont le parcours s’étend de la lutte de libération à la direction du pays dans une période particulièrement sensible. Dans plusieurs villes, l’annonce s’est répandue sans bruit. Devant certaines administrations, les drapeaux abaissés ont suffi à rappeler l’ampleur du moment.
Les obsèques doivent quant à eux se tenir lundi après la prière du midi dans sa ville natale de Batna, tandis qu’une veillée funèbre est prévue au Palais du peuple, indique un communiqué officiel. Déjà, des messages affluent. Courts, parfois très sobres. D’autres plus développés, insistant sur la trajectoire de l’homme et son engagement au service de l’État.
Réactions des institutions : une figure saluée pour son parcours
Parmi les premiers à réagir, Aziz Nasri a adressé ses condoléances à la famille du défunt, évoquant un homme d’État marqué par le sens du devoir. Il a souligné le rôle joué par l’ancien président dans l’histoire récente du pays, rappelant son engagement constant au service de la patrie.
Même tonalité du côté de Ibrahim Boughali, qui a estimé que la disparition de Liamine Zeroual laisse une trace durable dans la mémoire nationale. Ses mots insistent sur l’empreinte d’un dirigeant resté associé à une période charnière, tout en rappelant la dimension humaine du personnage.
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Le secrétaire général du Front de libération nationale, Abdelkrim Benmbarek, a également rendu hommage à l’ancien chef de l’État. Il a évoqué un responsable issu de la première génération engagée pour la souveraineté nationale, soulignant sa contribution à la stabilité du pays durant les années difficiles.
Dans le même esprit, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a mis en avant le rôle joué dans la consolidation des institutions, rappelant que son action s’inscrivait dans des moments décisifs pour l’Algérie. Les déclarations restent mesurées, mais convergent toutes vers l’idée d’un dirigeant discret, attaché à la continuité de l’État.
Condoléances à l’étranger et réactions officielles
Au-delà des frontières, les réactions n’ont pas tardé. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a présenté ses condoléances au président Abdelmadjid Tebboune. Son message exprime une solidarité avec le peuple algérien dans cette épreuve, rappelant notamment les liens entretenus entre l’organisation régionale et l’Algérie.
Ces réactions internationales, bien que brèves, soulignent la place occupée par l’ancien président sur la scène diplomatique durant son mandat. Elles rappellent aussi le rôle qu’il avait joué dans un contexte régional délicat, à une époque où la stabilité interne constituait une priorité.
Sur le plan national, les messages continuent alors d’affluer. Responsables politiques, institutions et organisations saluent un parcours marqué par l’engagement. Certains évoquent le militaire devenu chef d’État. D’autres retiennent surtout l’homme resté à l’écart après son départ, refusant les retours médiatiques. Une attitude qui, aujourd’hui encore, revient dans plusieurs hommages.
Né en 1941, Liamine Zeroual avait rejoint très jeune les rangs de l’Armée de libération nationale avant de poursuivre une carrière militaire, puis politique. En 1994, il accède à la présidence de la République. Cinq ans plus tard, il choisit de se retirer volontairement. Depuis, il demeurait une figure respectée, rarement présente sur la scène publique.
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La disparition de l’ancien président referme une page. Les réactions, nombreuses mais contenues, traduisent un hommage collectif. Dans les institutions comme à l’étranger, le même constat revient donc : l’Algérie perd l’un de ses anciens dirigeants, dont le parcours s’inscrit dans l’histoire contemporaine du pays.
Les prochains jours, marqués par le deuil national, devraient voir se poursuivre ces marques de respect. Et déjà, dans les messages officiels, une idée domine : celle d’un homme resté fidèle à une ligne de sobriété, jusque dans la mémoire que laisse sa disparition.
