Le procès du « faux général » algérien extradé d’Allemagne commence
L’escroc algérien Belhasni Yakoub comparaît, aujourd’hui 6 novembre 2024, devant Pôle pénal chargé des infractions liées aux TIC près le tribunal de Dar El Beïda à Alger.
En effet, l’arnaqueur Belhasni Yakoub, extradé en Algérie en 2023 et surnommé par les médias de « faux général », pour avoir prétendu qu’il était officier supérieur dans l’armée algérienne afin de piéger ses victimes, voit son procès démarrer ce mercredi.
Il convient de noter qu’il n’est pas le seul qui fait l’objet des présentes pour suite. Huit autres personnes, sept hommes et une femme, se révèlent jugées avec lui dans la même affaire.
Il s’agit alors de Mohamed B, Abdelkarim Q, Lyes D, Hiba D, Mohamed B, Najib Q et Youcef R.
Le mis en cause répond de plusieurs chefs d’accusation aussi graves les uns que les autres. On parle notamment de délits d’escroquerie et de tentative d’escroquerie à travers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Un dossier lourd
La justice algérienne, qui avait obtenu son expulsion d’Allemagne dans le cadre des accords en vigueur en matière d’extradition des criminels, lui reproche également l’usurpation d’une fonction réglementée civile et militaire.
Ce n’est pas tout ! On l’accuse en plus de faux en écriture publique, en violation des dispositions de la législation et de la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger.
Parmi les accusations auquel il doit se confronter au tribunal, on trouve enfin le délit d’entrave intentionnelle à la navigation aérienne.
Il faut par ailleurs souligner que les nombreuses accusations dressées contre l’Algérien Belhasni Yakoub impliquent des peines prévues par le Code pénal en Algérie qui s’avèrent diverses et variées.
Des sources bien au fait du dossier expliquent que le juge d’instruction a compilé toutes les accusations dans un seul dossier.
