Régularisation des Algériens en Espagne : 4 propositions d’un député
Un député algérien propose quatre mesures pour faciliter la régularisation des sans-papiers en Espagne © Pexels - Algérie Zoom
La question des Algériens en situation administrative précaire en Espagne revient sur la table. Cette fois, l’initiative vient d’un élu de la diaspora. Le député de l’émigration Fares Rahmani a rendu publiques plusieurs démarches adressées aux autorités algériennes pour tenter de lever certains obstacles administratifs qui compliquent la constitution des dossiers de régularisation.
Au centre du problème, un document précis : le casier judiciaire, exigé dans les procédures menées par les autorités espagnoles. Sur le papier, la formalité paraît simple. Sur le terrain, elle se heurte à un détail très concret : les rendez-vous à l’ambassade d’Espagne à Alger pour la légalisation des documents sont devenus difficiles à obtenir.
Dans ce contexte, l’élu a soumis quatre pistes d’action au secrétaire d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger, dans l’idée de faciliter la situation des ressortissants algériens concernés.
Une convention internationale attendue en juillet 2026
En toile de fond se trouve l’entrée prochaine de l’Algérie dans le système de l’apostille, prévu par la Convention de La Haye. Une fois appliqué, ce mécanisme doit simplifier la reconnaissance des documents publics entre les États signataires.
La date fixée reste le 9 juillet 2026. Avant ce délai, les procédures habituelles de légalisation continuent donc de s’appliquer.
Le député avait demandé si cette échéance pouvait être avancée. La réponse des autorités est restée prudente : le calendrier dépend des engagements internationaux et du temps nécessaire à l’entrée en vigueur officielle de l’accord.
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Entre-temps, certaines mesures ont été prises pour alléger les démarches. Des antennes régionales du service de légalisation ont notamment ouvert à Oran, Constantine et Ouargla, afin d’éviter aux citoyens de devoir se rendre systématiquement à Alger pour faire valider leurs documents.
Mais pour les Algériens établis en Espagne, la difficulté principale demeure liée aux formalités exigées par les autorités espagnoles dans les dossiers de régularisation.
Quatre pistes pour débloquer la situation
Dans sa seconde correspondance adressée au secrétaire d’État, Fares Rahmani a formulé plusieurs propositions concrètes.
La première consiste à saisir officiellement l’ambassade d’Espagne en Algérie. L’objectif serait d’attirer l’attention sur les difficultés rencontrées par les demandeurs, notamment la rareté des rendez-vous pour légaliser les documents. L’élu suggère d’explorer deux options : augmenter le nombre de créneaux disponibles ou accepter temporairement certains documents sans légalisation consulaire immédiate.
Une autre idée avancée concerne le casier judiciaire algérien. Le député propose que celui-ci puisse être accepté lorsqu’il est légalisé par les autorités algériennes compétentes et traduit, même si la légalisation par l’ambassade espagnole intervient plus tard, après l’entrée en vigueur de la convention internationale.
Troisième point : mobiliser la représentation diplomatique algérienne en Espagne. L’élu estime que l’ambassade pourrait accompagner la démarche et défendre les intérêts des ressortissants concernés auprès des autorités locales.
Enfin, il évoque l’organisation administrative côté algérien. Parmi les pistes évoquées : faciliter la délivrance du casier judiciaire dans les consulats d’Algérie en Espagne après juillet 2026 et envisager un fonctionnement plus étendu du service chargé des apostilles au ministère des Affaires étrangères.
Sans-papiers algériens en Espagne : une fenêtre administrative à ne pas manquer
Pour de nombreux ressortissants algériens installés en Espagne, les prochaines échéances administratives représentent une étape importante. Les procédures de régularisation reposent souvent sur des dossiers précis, dans lesquels chaque document doit être conforme aux exigences des autorités locales.
Dans ce contexte, le casier judiciaire devient une pièce clé. Or, lorsque les délais s’allongent ou que les rendez-vous manquent, les démarches peuvent rapidement se compliquer.
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C’est précisément ce point que le député dit vouloir anticiper. Ses propositions visent à éviter que des candidats à la régularisation se retrouvent bloqués pour des raisons purement administratives, alors même qu’une évolution juridique importante se profile avec l’arrivée du système d’apostille.
D’ici là, les procédures actuelles restent en vigueur. Mais les échanges engagés entre le parlementaire et les autorités montrent que la question fait l’objet d’un suivi attentif. Pour les Algériens concernés en Espagne, chaque simplification, même technique, peut faire la différence au moment de déposer un dossier.
