Vente d’or en Algérie : Himayatec alerte sur des pratiques abusives

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Le marché de l’or en Algérie traverse une crise, entre prix instables et pratiques dénoncées par Himayatek, qui appellent les consommateurs à la vigilance © Pexels - Algérie Zoom

Le marché de l’or traverse une zone de turbulence en Algérie. Entre la chute des cours, des vitrines parfois vides et une demande en berne, l’Organisation de défense du consommateur Himayatec tire la sonnette d’alarme. Dans le viseur : des pratiques jugées contraires à la loi.

Dans les quartiers commerçants, le constat revient souvent. Des vitrines moins garnies, des clients hésitants, et derrière le comptoir, des bijoutiers prudents. Trop prudents, selon certains.

Depuis plusieurs semaines, le prix de l’or évolue au rythme des tensions internationales. Les secousses géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, se répercutent directement sur les marchés. Résultat : des variations rapides, parfois brutales.

Sur le terrain, les professionnels parlent d’un marché difficile à lire. Le gramme d’or local oscille autour de 28 700 à 30 000 dinars, tandis que l’or importé en Algériedépasse souvent les 32 000 dinars. Des niveaux qui bougent, parfois d’un jour à l’autre.

Dans ce climat, certains commerçants préfèrent lever le pied. Ou carrément suspendre les ventes.

Marché de l’or en Algérie : des ventes suspendues qui interrogent

Le phénomène s’installe. Plusieurs bijoutiers choisissent de retirer leurs produits, en attendant une remontée des prix. Une stratégie de précaution, expliquent-ils, pour éviter de vendre à perte.

Mais côté consommateurs, la perception change. Des clients évoquent des refus de vente, des réponses floues, ou des boutiques qui exposent sans vendre réellement.

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C’est précisément ce point que Himayatec met en avant. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, l’organisation dénonce des dérives et rappelle le cadre légal.

Elle souligne notamment que « le refus de vendre une marchandise disponible sans motif légal est une pratique commerciale déloyale ». Plus loin, elle insiste : « ce comportement constitue une atteinte directe aux droits du consommateur et aux principes de transparence ».

Le ton se durcit encore. L’organisation précise que « ces abus sont sanctionnés par la loi et considérés comme des entraves à la liberté du commerce ».

Des consommateurs appelés à réagir

Face à cette situation, Himayatec ne se contente pas d’alerter. Elle appelle aussi à l’action. Les citoyens sont invités à rester vigilants, à observer, à documenter les situations problématiques. En cas de doute, l’organisation recommande de signaler les pratiques suspectes auprès des autorités compétentes.

Vente d’or en Algérie : une demande en berne malgré la baisse des prix

Curieusement, la baisse relative des prix de l’or ne relance pas les ventes en Algérie. Le marché reste calme. Presque figé.

Plusieurs explications circulent. D’abord, le portefeuille des ménages. Après les dépenses du Ramadan et de l’Aïd, beaucoup préfèrent temporiser. Ensuite, il y a l’attentisme. Certains clients espèrent une nouvelle baisse, plus marquée. Ils attendent, observent, comparent.

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Enfin, un facteur plus diffus joue aussi : l’incertitude. Quand les prix bougent trop vite, la confiance recule. Acheter de l’or, dans ces conditions, devient moins évident.

Dans les boutiques, on le ressent. Des regards, des questions… puis souvent, rien. Le marché tourne au ralenti. Et pour l’instant, personne ne semble vraiment savoir quand il repartira.

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