Algérie : 8 mesures pour booster l’exportation des dattes

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Exportation dattes

Huit mesures annoncées pour structurer la filière dattes et accélérer l’exportation algérienne © Unsplash - Algérie Zoom

La filière dattes revient au centre des priorités agricoles. Lundi, le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, a dévoilé un paquet d’actions destinées à renforcer l’exportation des dattes algériennes et à structurer un secteur qui pèse déjà lourd dans la production nationale. La réunion, organisée avec les représentants des régions productrices, a mis sur la table des préoccupations très concrètes : santé des palmiers, transport, stockage, financement. Et surtout, la nécessité d’aller plus vite.

Au fil des échanges, un cap se dessine. L’objectif : faire de la datte un levier crédible pour diversifier les exportations hors hydrocarbures. Le pays dispose d’un potentiel notable, avec près de 19 millions de palmiers et une grande diversité de variétés. Sur le terrain, les professionnels évoquent pourtant des freins logistiques et techniques. Le ministère répond par une série de mesures ciblées.

Huit actions pour soutenir la production et l’exportation des dattes

La feuille de route annoncée s’articule autour de huit axes. D’abord, la lutte contre les parasites, notamment la boufaroua et le bayoud, avec mobilisation de moyens de protection végétale. Ensuite, un recensement national des besoins en mécanisation, confié à Agrodiv, chargé de fournir équipements et solutions adaptées.

Troisième levier : la création d’un laboratoire spécialisé pour l’étiquetage et la certification, en partenariat entre la Chambre nationale d’agriculture et l’Institut national de la recherche agronomique. L’idée est simple : faciliter l’accès aux marchés étrangers, où les normes restent déterminantes.

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Autres mesures : l’encouragement à la création de coopératives agricoles, l’amélioration des conditions de production via l’électrification et l’ouverture de pistes, le soutien à l’énergie solaire pour les exploitations, ainsi que l’accompagnement des agriculteurs dans le forage de puits. À cela s’ajoute la facilitation de l’accès au crédit de réfrigération, y compris pour les exploitants sans titres fonciers.

Enfin, le dispositif prévoit un accompagnement administratif et bancaire des exportateurs, avec accélération des procédures et mise à disposition de conteneurs de grande capacité. Sur le terrain, certains producteurs y voient déjà un signal attendu.

Structurer la filière pour gagner des marchés

Au-delà des annonces techniques, la rencontre a insisté sur l’organisation de la profession. L’objectif est d’améliorer la commercialisation et de renforcer la présence sur les salons internationaux. La transformation industrielle n’est pas oubliée. Des zones dédiées, portées par l’Agence nationale de promotion de l’investissement (ANPI), doivent permettre de valoriser les produits dérivés.

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Dans les wilayas sahariennes, où les palmeraies structurent l’économie locale, ces mesures sont observées de près. Les besoins varient selon les régions, entre stockage frigorifique, transport ou protection contre les incendies. Le ministère assure vouloir adapter les solutions.

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