Algérie : Saïd Sayoud prêt à démissionner dans un cas précis

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Saïd Sayoud

Le ministre évoque sa démission en cas de sanctions injustes contre les citoyens © ministère de l'Intérieur - Algérie Zoom

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a surpris par une déclaration forte : il affirme qu’il présenterait sa démission s’il venait à être la cause de sanctions injustes contre les citoyens. Une annonce faite au Conseil de la Nation, dans le cadre de la présentation du nouveau projet de loi sur la circulation routière.

Lors de la séance plénière tenue ce 15 janvier et présidée par Azzouz Nasri, le ministre Saïd Sayoud a tenu à clarifier l’esprit du texte. « Nous ne sommes pas dans une logique de punir le citoyen, mais de le protéger », a-t-il insisté. Pour lui, l’aspect répressif du code de la route doit être compris comme un outil de prévention, destiné à réduire les accidents, et non comme une fin en soi. Cette nuance, répétée à plusieurs reprises, traduit une volonté politique de replacer la sécurité routière au cœur des priorités.

Un projet de loi centré sur la sécurité

Le texte présenté par Sayoud introduit plusieurs mesures nouvelles. Parmi elles, la révision des conditions d’obtention du permis de conduire, avec un dossier plus strict et des critères d’aptitude renforcés. Les agents de contrôle seront également dotés d’outils technologiques modernes : dispositifs de paiement électronique des amendes, appareils de détection de stupéfiants et instruments de contrôle du poids des chargements. L’objectif est clair : adapter la réglementation à l’évolution rapide du parc automobile et des infrastructures.

Responsabilités élargies face aux dérives

Le texte ne vise pas seulement les conducteurs. Il s’attaque aussi aux procès-verbaux de contrôle technique falsifiés. Les auto-écoles, les centres de formation, les gestionnaires de routes et même les importateurs de pièces détachées sont désormais dans le viseur. L’idée est de responsabiliser toute la chaîne, pour que plus personne ne puisse fermer les yeux sur des pratiques qui mettent en danger la sécurité des usagers.

Une déclaration qui marque les esprits

Ce qui a frappé, c’est la phrase du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Saïd Sayoud a dit qu’il démissionnerait s’il devait être la cause de sanctions injustes. Une formule directe qui tranche avec le ton habituel des débats. Pour lui, la répression n’est qu’un outil, pas une finalité. Le message est clair : protéger la vie des citoyens reste la priorité.

Vers une nouvelle approche de la route

Si ce projet entre en application, il pourrait changer la manière dont on aborde la circulation en Algérie. Prévention, outils modernes, responsabilisation des acteurs : autant de leviers pour réduire les accidents. Le ministère espère instaurer un climat de confiance entre institutions et citoyens. Quant à la déclaration de Saïd Sayoud, elle restera comme un engagement personnel fort, une promesse de mettre le citoyen au centre.

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