Code de la route en Algérie : Sayoud détaille les nouvelles mesures
Le nouveau Code de la route algérien met l’accent sur la sécurité, la prévention et la responsabilité partagée © ministère de l'Intérieur et des Transports - Algérie Zoom
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté ce 6 janvier 2026 devant la Commission de l’équipement et du développement local au Conseil de la Nation le projet du nouveau Code de la route en Algérie.
La séance a mis en avant le nouveau Code de la route en Algérie, un texte dense, composé de dix chapitres et 190 articles. Le ministre a parlé chiffres dès le début, insistant sur la nécessité d’un cadre juridique capable de suivre l’évolution rapide des pratiques de conduite et des risques liés à la route. Dans les faits, selon le communiqué officiel, l’objectif est simple : réduire les accidents, rappeler la responsabilité de chacun et imposer une culture routière plus solide.
Sécurité et responsabilité au cœur du projet
La sécurité reste le fil conducteur. Mais cette fois, on vise au-delà des conducteurs : les entreprises chargées des routes devront rendre des comptes si leurs travaux provoquent des accidents. En cas de défaut ou de négligence, elles devront réparer les dégâts. Une règle qui met fin à une zone grise longtemps dénoncée par les usagers, où les responsabilités restaient floues.
Lutte contre les dérives
Autre point fort : les procès-verbaux truqués et les permis distribués par favoritisme seront désormais sanctionnés. Le ministre a insisté, ces pratiques minent la confiance et doivent disparaître. Les contrôles techniques falsifiés ou incomplets, qui laissaient passer des véhicules dangereux, sont désormais criminalisés. Le message est clair : tolérance zéro pour les dérives qui fragilisent la sécurité routière.
Formation et conduite professionnelle
Le projet introduit une formation obligatoire pour les conducteurs, assortie d’examens médicaux réguliers. Le ministre a insisté sur un point sensible : la consommation de substances illicites. Il y aura le renforcement des contrôles, surtout pour les chauffeurs de bus, de camions ou ceux qui transportent des matières dangereuses. Ces conducteurs devront désormais passer des examens réguliers.
Technologie et encadrement du marché
Le projet introduit aussi des outils concrets. On cite le paiement électronique des amendes, des appareils de détection de substances, des stations de pesage fixes ou mobiles, et un système national pour repérer les zones accidentogènes. Le ministre a par ailleurs insisté sur le marché des pièces détachées : l’usage et la mise en circulation de pièces non conformes seront sanctionnés sévèrement lorsqu’elles sont à l’origine d’accidents. Les routes algériennes ne doivent plus être le terrain de pièces défectueuses ou de bricolages dangereux.
Saïd Sayoud a rappelé que ce projet traduit une vision politique assumée. Il s’agit de construire une société respectueuse de l’ordre et de la valeur de la vie. Il a souligné que protéger les citoyens n’est pas une option. C’est une obligation pour l’État, un engagement direct envers la population.
En clôturant enfin son intervention sur le nouveau Code de la route en Algérie, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a parlé d’un texte qu’il veut voir entrer en application rapidement. Il a évoqué la réduction des accidents. Comme a également parlé la responsabilisation de tous les acteurs et la nécessité d’assurer aux Algériens des trajets plus sûrs. Le projet fera l’objet de discussions au Parlement, avec une ambition affichée : construire un système routier durable et crédible.
