Descente de Djebahia : un projet pour mettre fin au danger

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descente Djebahia

Face à la multiplication des accidents mortels, les autorités envisagent de lancer un projet d'aménagement structurel pour sécuriser définitivement ce tronçon particulièrement accidentogène de la wilaya de Bouira - Algérie Zoom

Sur l’autoroute Est-Ouest, entre Djebahia et Bouira, une portion concentre depuis des années drames et polémiques. La fameuse descente de Djebahia, surnommée le « tronçon de la mort », pourrait enfin connaître une issue avec un projet de contournement à l’étude.

Sur place, les automobilistes ralentissent presque instinctivement. La pente, longue, brutale, ne pardonne rien. Depuis son ouverture en 2008, la descente de Djebahia accumule les accidents graves, parfois en série, souvent mortels. Camions hors de contrôle, véhicules légers emportés par la vitesse, freinages tardifs. Le scénario se répète.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, pas moins de 139 personnes ont perdu la vie sur ce seul tronçon. Un chiffre glaçant, qui résume à lui seul l’ampleur du problème. Dans la région, l’expression « descente de la mort » ne relève plus de l’exagération. Elle s’impose dans les conversations, dans les témoignages, dans la mémoire collective.

Descente de Djebahia : un contournement enfin envisagé

Face à cette hécatombe, les pouvoirs publics semblent décidés à changer d’approche. Ce mercredi 14 janvier 2026, sur les ondes de la radio nationale Chaîne Une, le directeur général de l’Algérienne des Autoroutes (ADA), Saïd Chouaib, a évoqué une piste concrète : la création d’une voie de contournement pour mettre fin au danger sur la fameuse descente de Djebahia.

L’objectif s’avère clair. Éviter purement et simplement cette portion dont le taux de déclivité dépasse les 9 %, un seuil particulièrement dangereux pour les poids lourds. En clair, détourner le trafic de transit et réduire drastiquement l’exposition au risque.

Une étude technique et économique est déjà en cours. Elle doit évaluer la faisabilité du projet, son coût et son impact sur la fluidité du trafic. Rien n’est encore acté, mais le dossier avance.

Des mesures d’urgence, en attendant mieux

En parallèle, les autorités ont engagé des actions immédiates. L’année dernière, des équipes ont procédé à la réparation de plusieurs sections dégradées, tout en renforçant la signalisation routière. Panneaux supplémentaires, marquage plus visible, rappels de vitesse. 

Une pression politique accrue

En décembre 2025, le ministre des Travaux publics, Abdelkader Djellaoui, a haussé le ton. Instructions fermes. Mobilisation totale des moyens humains et techniques. Priorité absolue à cette portion de l’autoroute Est-Ouest.

Le message paraît clair : le statu quo ne tient plus. Trop de victimes. Trop de familles endeuillées. 

Le projet de contournement ne réglera pas tout du jour au lendemain. Mais il marque peut-être un tournant. Un premier pas vers la fin d’un cauchemar routier que beaucoup espèrent voir disparaître, enfin, du paysage algérien.

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