Karim Benzema évoque les origines algériennes de son père
L'attaquant vedette partage des confidences inédites sur l'histoire de son père et l'importance de ses racines algériennes dans la construction de son identité personnelle © Facebook Karim Benzema - Algérie Zoom
Invité sur un plateau télé en pleine séquence politique à Lyon, Karim Benzema est revenu, sans détour, sur ses origines algériennes et l’histoire de son père. Une parole posée, assumée, dans un climat où son identité continue de susciter débats.
La scène se déroule sur LCI, mardi 13 janvier. L’émission consacre une large séquence à Jean-Michel Aulas, candidat déclaré aux municipales de Lyon en 2026. Parmi les soutiens affichés, une figure aux origines algériennes connue bien au-delà du football : Karim Benzema.
Le Ballon d’or 2022 n’a jamais coupé le lien avec Lyon. Il y a grandi, formé dès l’âge de huit ans, avant d’éclore au plus haut niveau. Son attachement à l’ancien président de l’OL ne date pas d’hier. Cette fidélité, Benzema la revendique. Calmement. Mais l’échange glisse vite vers un terrain plus intime. Son identité. Encore.
Les confidences de Karim Benzema : il évoque les origines algériennes de son père
Face à une question directe sur son appartenance lyonnaise, française, algérienne, Karim Benzema refuse la hiérarchie. Pas d’ordre. Pas de case.
Il parle simplement. Il rappelle avoir grandi en France, y avoir été scolarisé, y avoir joué au football. Puis il ajoute, presque naturellement, ce que beaucoup préfèrent ignorer : « J’ai aussi mes origines et ma famille en Algérie, mon père étant né en Algérie ».
Une phrase courte. Mais lourde de sens. Le père de Karim Benzema, Hafid, est né à Tighzert, près de Béjaïa. Sa mère, Malika Haddou, née à Lyon, reste originaire d’Oran. Deux racines algériennes, ancrées dans une enfance lyonnaise, une double réalité que Karim Benzema assume depuis toujours.
Les critiques, encore et toujours
Ce rappel identitaire n’a rien de nouveau. Et pourtant, il continue de déranger. Depuis des années, Karim Benzema fait face à des accusations récurrentes : ne pas chanter la Marseillaise, afficher son affection pour l’Algérie, ne pas correspondre à une certaine idée figée de la “francité”.
L’attaquant d’Al-Ittihad n’élude pas. Il reconnaît que ces attaques blessent. La famille, les parents, les enfants. Tout le monde encaisse.
Il évoque même les propos de Gérald Darmanin, qui avait publiquement mis en cause son lien supposé avec les Frères musulmans. Une polémique violente, marquante. Là encore, Benzema ne s’emporte pas. Il parle de respect. De constance. De ligne droite.
Un caractère forgé très tôt
Dans ses mots, aucune revanche. Juste une forme de lucidité. « Les mauvaises langues ne changeront jamais », dit-il. Lui a appris à vivre avec. Depuis l’enfance.
Ce vécu a forgé son caractère. Sur les terrains, comme en dehors. Continuer. Ne rien lâcher. Avancer, malgré le bruit.
Aujourd’hui âgé de 38 ans, Karim Benzema ne cherche plus à convaincre. Il raconte ce qu’il est. Un joueur formé à Lyon. Un Français. Un homme aux origines algériennes assumées, héritées de son père et de sa famille. À Lyon, en Algérie ou ailleurs, le message reste le même. Sobre. Direct. Et profondément personnel.
