Euro – dinar algérien : le marché noir s’agite à la veille des départs
L’euro progresse légèrement face au dinar ce mardi, sur un marché noir influencé par la demande des voyageurs © Unsplash - Algérie Zoom
Ce mardi 6 janvier, l’euro reprend légèrement face au dinar algérien sur le marché noir. Une hausse discrète, mais révélatrice d’un regain de tension à l’approche des voyages.
Sur les étals des cambistes, l’euro s’échange aujourd’hui contre le dinar algérien sur le marché noir des devises à 280 DZD à la vente, contre 277 à 278 DZD à l’achat. Une variation minime, mais suffisante pour rompre avec la stabilité observée depuis fin décembre.
100 euros = 28 000 dinars
Pour les acheteurs, le calcul est vite fait : 100 euros coûtent environ 28 000 dinars ce mardi. Un seuil élevé, mais cohérent avec les niveaux atteints depuis les fêtes. Les vendeurs, eux, restent prudents. Pas de flambée, mais une tension palpable.
Le facteur voyage
Ce frémissement coïncide avec les préparatifs de départ. Les périodes de mobilité – vacances, démarches à l’étranger, regroupements familiaux – dopent la demande en devises. Et le marché noir, en particulier le change euro – dinar algérien, par nature, réagit vite.
Les autres devises suivent
Le dollar américain grimpe à 238 dinars à la vente, la livre sterling atteint 312 dinars, tandis que le franc suisse flirte avec les 299 dinars. Seul le dollar canadien recule légèrement, affiché à 172 dinars.
Quid des chiffres officiels ?
Le taux officiel de l’euro affiché par la Banque d’Algérie reste fixé à 151.84 dinars.
Les autres devises affichent des niveaux bien inférieurs à ceux du marché parallèle. Le dollar américain est coté à 129.82 dinars, la livre sterling grimpe à 175.20, tandis que le franc suisse reste solide à 163.71 dinars. Le dollar canadien, lui, recule légèrement : 94.07 dinars ce mardi.
Des chiffres qui, mis bout à bout, confirment l’écart persistant entre les cotations officielles et les taux informels.
Pour conclure, l’euro bouge, les cambistes s’ajustent, et les voyageurs scrutent. Le marché parallèle reste le thermomètre le plus sensible de la demande en devises. Ce mardi, il s’est légèrement réchauffé.
