France : ces Algériens bientôt victimes d’une discrimination légalisée ?

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L’un des moyens de régularisation des migrants clandestins les plus efficaces et les mieux vus en France, à savoir l’occupation d’un des métiers en tension, s’apprête à fermer sa porte aux Algériens.

Nombre d’Algériens, tout comme les ressortissants d’autres nationalités, décrochent annuellement un titre de séjour en faisant un travail qui figure sur la liste des métiers en tension en France. C’est une façon de gagner sa place dans le pays, perçue comme valorisante.

En fait, les métiers en tension sont des domaines professionnels où l’on connaît des pénuries sévères en matière d’effectifs. Pour remédier à cela, les autorités françaises ont coutume de recourir à la main-d’œuvre étrangère, plus encline à occuper des postes vacants habituellement fuis par les citoyens à l’Hexagone.

Ouvrir la voie aux étrangers en octroyant des visas représente l’un des moyens de faire venir les professionnels qualifiés, mais ça passe aussi essentiellement par la régulation des clandestins déjà présents sur le territoire français.

Chaque année, les préfectures accordent des documents de séjour aux candidats à occuper un emploi en tension, sans distinction d’origine.

Cependant, à présent, il paraît que les pouvoirs publics envisagent de faire des Algériens une exception, en les privant d’accéder à la régularisation de leur situation par le biais des secteurs en manque de main-d’œuvre en France, autrement dit les métiers en tension.

Si cela s’avère le cas, les sans-papiers de nationalité algérienne se confronteront ainsi à une discrimination institutionnalisée sans précédent.

Métiers en tension : vers l’exclusion des porteurs de nationalité algérienne, selon Stefanini 

La source de l’information sur une exclusion attendue des Algériens, en matière de droits de séjour à accorder en France en 2025 à base de recrutement dans les métiers en tension, provient du représentant spécial du ministère de l’Intérieur sur l’immigration, Patrick Stefanini.

Le responsable politique a déclaré, dans un entretien à Paris Match, que « les ministres de l’Intérieur et du Travail vont, prochainement, actualiser la liste des métiers en tension et les ressortissants algériens n’en seront pas bénéficiaires ».

Stefanini a également tapé sur l’accord franco-algérien de 1968, en estimant qu’il est caduc et entre en opposition avec les politiques migratoires plus modernes, à l’image de « l’immigration choisie » de Nicolas Sarkozy axée sur « les travailleurs et les étudiants ».

Partisan du bras de fer avec l’Algérie concernant la circulation des personnes, le représentant de Bruno Retailleau appelle à la dénonciation ou à la révision de l’accord bilatéral.

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