Pétrole : le brut algérien perd 12 dollars sur les marchés

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Le brut algérien Sahara Blend enregistre une baisse de 12 dollars sur les marchés mondiaux - Algérie Zoom

L’année 2025 n’aura pas épargné les producteurs de pétrole. Dans un contexte de surabondance mondiale et de demande en perte de vitesse, les prix ont reculé sur l’ensemble des marchés. Le Sahara Blend, brut de référence algérien, encaisse le choc plus que les autres, avec la plus forte baisse enregistrée parmi les bruts arabes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En moyenne, le brut algérien Sahara Blend s’est établi à 69,70 dollars le baril en 2025, contre 81,73 dollars en 2024. Une chute de 12,03 dollars sur un an, la plus marquée parmi les pétroles arabes, selon les données de la plateforme énergétique Altaqa, relayées ce dimanche 18 janvier 2026 par le quotidien Awras.

Sur les marchés, cette correction reflète un déséquilibre persistant. Les stocks mondiaux restent élevés, tandis que la croissance de la demande ralentit, notamment en Asie et en Europe. Résultat : les bruts légers, pourtant prisés, peinent à maintenir leurs niveaux.

Baisse du brut algérien : l’OPEP suit la même trajectoire

Le panier de bruts de l’OPEP n’échappe pas à la tendance. Son prix moyen annuel recule à 69,54 dollars le baril, contre 79,89 dollars un an plus tôt. Là aussi, la perte dépasse les dix dollars.

Le mois de décembre confirme cette dynamique baissière. Le panier de l’OPEP tombe à 61,74 dollars, contre 64,46 dollars en novembre, soit un recul mensuel de 2,72 dollars. Sur les places financières, les opérateurs parlent d’un marché saturé, sans véritable moteur de reprise à court terme.

Brent et WTI en repli

Les références mondiales affichent la même nervosité. Le Brent s’établit en moyenne à 68,19 dollars le baril, en baisse de 11,67 dollars sur l’année. Le WTI américain suit, à 64,73 dollars, perdant 11,03 dollars.

Dans les salles de marché, le diagnostic reste le même : la croissance mondiale marque le pas, et les anticipations de consommation s’ajustent à la baisse.

Les autres bruts arabes touchés

Du côté des producteurs arabes, la correction reste généralisée. Le brut libyen Es Sider recule à 68,48 dollars, le brut arabe léger saoudien à 71,15 dollars, malgré son statut de brut le plus cher en 2025. Le pétrole koweïtien tombe à 70,34 dollars, le Murban des Émirats à 69,76 dollars.

Même le Basrah Medium irakien, plus stable habituellement, cède 9,32 dollars, à 69,05 dollars le baril.En dehors de l’OPEP, le pétrole d’Oman et le brut de Dubaï oscillent autour de 69 dollars, eux aussi en retrait de plus de dix dollars sur un an.

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